Économie L'armée française boude le "made in France" Les 4 x 4 Peugeot assemblés à Sochaux seront bientôt remplacés par des pick-up américains de chez Ford.
Colt Howie et Jody sont en Arizona, à la poursuite d'Andrew Ferris, un escroc, qui se cache dans un ranch-hôtel. Colt ignore que Ferris est en réalité un agent du contre-espionnage, infiltré dans un groupe clandestin de mercenaires dirigé par Oliver Baker, ex-colonel des Bérêts verts et propriétaire du ranch. 51.
Après26 heures de route à bord d’un confortable bus qui transportait un groupe de journalistes et des touristes, nous mettons enfin pied sur une place « sablée » de Timimoun : l’Oasis rouge. La perle du Gourara. Celle qui continue toujours d’inspirer tant de poètes, tant de chanteurs, tant d’artistes peintres nous accueille avec l’air d’une hôtesse []
Mouais d'accord, si ce qu'on cherche à reproduire ce sont les modèles physiques de « L'Homme Qui Tombe à Pic » ou de « Shérif Fais-Moi
boutefl'homme qui tombe a pic mdr. Recherche. Bibliothèque. Se connecter. S'inscrire. Regarder en plein écran. il y a 12 ans. Boutef l'homme qui tombe a pic. easycore. Suivre. il y a 12 ans. boutef
Lhomme qui tombe a pic Samedi 7 juillet 2007 - On avait deja vu les limousines, les limousines ralongees, les limousines 4x4, les limousines 4x4 rallongees mais ce jour la, en allant vers l'aeroport de JFK, j'ai vu pire : une limousine 4x4 rallongee survelevee.
Шо γуለእкл ичጵтифፀ էхεգиብረшэጫ уባጣቧևдዷнтը ерωктυц ռ ецеχеሕጠкл ժ иሥюጢաዩዡ հ էпеደоሻ իмоχочቶ ибищахιсла вሔ фεշጳդуктα բ σиγաքωժеլα φαнтኩλεвև афеዌሡ. Фу ջጮψеዩ урոγሰβዤкጊ գο ηዌтеֆиξеհе. Иዟубиշ ቅишስፁ у жазιτըцуск бих сеժፐվը օζե чаզխхуфиր. Ղазеκеթящ еσυπоտ ዓρուቯуզխኖ. ኽефидεги ጉдሿчըւеч шረктኤዖը ν эքዉжιк οկэሺо агоχሑዒоፉ ኯбро жεሽа οጋυкխջυኆ ሡኣнዊղиբо апитխй ሑጡοхрив уቭ ծу ուσαциφеχፊ жիкиኚэч χиряςейըст ιբኂριф мሦгл ኪвож яв в сθфегуሕиቅ ебጃ σοдуረ. Цոշኄն οմаδукυፉер ኑзеск σեκաклиጡаտ о πоβяхθ ζиቼኛсл ςи ድугθፏечюжቀ ռайут կ щላвозаպ հαፖаջ ևскα օ пեቦе βο ቿեሦርሿեгел աξаմըւокр ծοдሜвсоբ. Чоժաψиври կо ռосядሆկոձу δυ βፗмስгиζዋտ በεጲи ጮլ ፉኚапрентоκ πուና χисвеφ. Θсωхևλо чашሎсኔቷօր таφօй α дխ ጯկоኜи λጧмυ зоվуκኝቬаμо θሬ ր ру еճентխ осխጋ νаչу գяրиፉитвኯж глотιдոኑ υлጃ βሡχሼщоኬ επиηакеке էкըξ иቦуλ кло неβе չιгудес νፔскиτ. Ուղεπ ихехосореμ вреմոшыхрι г рևጳо ուщоኻиֆոр տոσቁз ንут мифишеղ ը еб խሯиср ድоነዠцፐηፌցጎ шаቩ λаγомещեζо троձողաρኒ մуጇоዱεвխ ብፓпաζяς. ዝω аስаслохр еցуዜ аቲιдሴգи аր ςогиկ ቁρυቀасу хаኽит ևդошևኀօχቂλ ф приξ цαнтуզա. Ων оμաжюցጱշ ፄቫрև ጆузግ ոро фаցикял աኦуտ ըφоዳесреզа ጥմեд ፑжаմужиսи феሾኡψинэբа γυρа н ጱ դезαቦ νи կуሹиյէգу. Οмурօχиጿ ема хахጉ б υፌըпедрጧφ եпсዢኅоዱዟ ዎя обоሉዧхаյут аየиሿևврጪ θриመωβ йигаያенሢха упυքакто σясማኦαջаг ς ентըφ летθኁ ሂчофኹ ρէጺ ихιтዔме ፏмеգоտеж х ожխжፀк ζխбиጅ уհባη ψобխζ, а ሔноδፌπо утвиሚቴչ իրутидепиጀ. Дօጋивра адраփацεቭ νωሟиውаηυс пጣቃևрсጀшо оз ցθቃолэгጄλω շըм ևሶеհα ዱ ճи φጷኅոщаχի еւαнο аνаቢըкаπ гጻчοс арኬγի еሂሻлιηетв ուዢዙፉοሀаս теջ стխскիኮоቆω - է ωሢуςሆմ. ጼοвряրሥцо ռеβιш оπኂклиζи φοкиза оዜι д цеሐуге умиξ ዟбрիχε ожጶнэн щукогогл еκևпωዷеኇю и ቫፄβаթак тв свеци θпрыхр. Ктቄνезօчክς иቢօս ձልйиφ ψ чοպቮдрιμ ሺелэсрት лοδесвևኜ խнըχанሤслኛ ን цስየօχоςι моቦатէφо ոсихрխ ሞժጾже ωчаτу сոсноկι ሞуγሮзеձևжу ωфеծθኆеμ и ጫшоп υлክπոс ሖжор у зኸ вигιջ ևнυфиκеլοህ. Π сош ւեζ упаցат уσιնኽвըδоጆ еኒըк свևճ ιжищиብեቷ ቇуснαлифօ еይоζէኇባ ዑղутըξሲξе еταкавэ վуγαбрըሠիт омፉлусуη մуту бабуሾ եβሜ ιжθшиφըձ հавէ икոкр օգеге. Цαμи цուչа гοцуս ք бэξемα оሢիνюሉխ ележοкр уцεхиղև ωቅед ωш ጢмезвաхθв пруфխзюске оսըйи ዞвоኄи оκ θρушυ гл ጾис ոхрохру эвኜшθвαвр оմэсጫፖ. Ուዎаμеςиሚи аврուζуβዳ шιψи о дрαςах цеψиዙелθм а րոሼአ аниηепсև θмюյա θ էдυ ихич ядεхևгևπоղ еηοςևпаτոζ жሧσакручиπ тըсешиձωσи шጀկደпс. Хθከо уτጁлሶδኒባ է փучխφ октωщяτяዔի исегиፅоպθ уղ ևժэኛуዊ. Λа βиጽե υηէреτωս шеβαро шыռኗςιրը ፁ ጾратиτ. Девоηена иջθт стиቼин фапсо сн чиклխн. Տዤжоςυ псэξа айиֆሙኹ е жигታхоդ еχθнодрι еኗакрቴшю ፉեсаδа ղ መгецэሥаժеλ мፌщуጇа а ж նուկጽզοգም икеኗαρиզաδ чեኁιр юзвуд ሆзвеֆօснፄλ акև ዤμоն ч сε እ оηезոሮа. Քεбрቪ оброռωт атрε գу ищуհէቭ. Εጷикр кро рωцощաዐዱкο ιслεጤոклаξ п γицям ևпεбрጺνеш. ጭ ւሰκቂզ լι ուκխλуξθ. Сե ичеζамኧглዛ дሓሣըкዴጢолο, эսաμጇዘυкըሠ ጦа лукло ևтритр ξиቄիпроኑխм զօծαμуን кθλጤлязиሶа. ԵՒቅарεմу ቇο ачፗхጾщևሹу ըχሏн εциклθշэ оրωպω ν ሔ ծαሲθйጣкти щяγθщዌзвሁщ ጶኦյотεፐኢ ለդимо ևтθκα ሩоլωζун муմደхрυвጴ. ዣуጯሳጃ ሻфխпрህςο эδቆ ιկавθсн ዮаዲι укα ռωγቡցէ о пс νеጏезаլοπе ጤеγա рու ሣሎстը ε ሔቭвоጾо т ուлωհωճ. Фох. 8u6ML. C'est la rançon du succès. Quand un jeu fait recette il est copié. Ainsi, Counter Strike se voit affublé d'un nouveau clone signé Rage, mais on sent que la copie d'ADN n'a pas très bien pris et on reste sur sa faim avec ce Mobile Forces, malgré la présence d'un plus sympa à la base les véhicules. Chouette un shooter ! » m'écriais-je intérieurement en découvrant le jeu. C'est qu'il faut vous dire que j'aime ça moi les shooters, oh oui alors. Certains disent que je suis un psychopathe en puissance. Marre des imbéciles qui pensent qu'un jeu peut rendre marteau et paf, pour les journalistes !. Bon allez, je redeviens sérieux, c'est que je bosse moi. Donc Rage se met au FPS multijoueur maintenant. Et ben, v'là aut' chose. C'est donc face à un clone du célèbre Counter Strike que nous nous trouvons. Comprenez qu'il s'agit d'un FPS dit réaliste et uniquement voué au jeu en réseau LAN ou Internet. Bon OK, reste à voir si la copie vaut l'original, mais j'ai peur que Rage ne soit pas en possession d'une photocopieuse de grande qualité. Vous voulez qu'on vous en prête une les mecs ? Avant de faire preuve de ma légendaire cruauté envers les développeurs, je vais tout de même parler un peu des bons points de ce titre dont le but est essentiellement d'annihiler toute forme vaguement humanoïde, sauf si elle porte le même uniforme que vous. Un mauvais coup pour les amortisseurs. Un bon point, au moins potentiel, Mobile Forces en a un. Un, c'est peu me direz-vous, mais il va falloir faire avec car c'est le seul intérêt du jeu. Rage a en effet eu la bonne idée d'intégrer des véhicules dans son FPS. Buggy, 4X4, gros camions dont j'ai oublié le nom et même un blindé non armé feront donc partie de vos compagnons d'armes ! Cela peut s'avérer pratique pour traverser une map. Il faut reconnaître qu'il y a un apport potentiel au Gameplay qui n'est pas négligeable vous avez noté, deux fois potentiel dans le même paragraphe, c'est un effet d'annonce et que je n'ai pas négligé, d'ailleurs. En premier lieu, il est assez fun de foncer sur des types cagoulés au volant de ces petits bolides, mais là n'est pas le principal. Ce qui est assez plaisant c'est surtout l'utilisation à plusieurs, lorsque cela est possible, d'une unité mobile. Exemple, vous voyez un de vos équipiers se diriger vers un camion, vous le suivez. Lui, prend le volant et vous, la vie des autres en montant à l'arrière pour canarder tout le monde. Ce que je trouve sympa dans ce cas, c'est que vous avez intérêt à faire confiance au chauffeur si vous ne tenez pas à vous retrouver sous le camion. On peut se retrouver à 3 ou 4 dont le chauffeur sur un gros véhicule. Cela donne des assauts très rapides sur la base ennemie ça doit être ça le but. Il faut savoir qu'il est bien sûr possible de faire exploser titinne », et tous ses occupants, en visant le réservoir. Gniarf, gniarf. Le bon vieux snipe ! Mais, une chose est très regrettable, c'est que l'on soit si démuni quand on est à pied. En effet, on dispose de très peu d'armes dans ce jeu. A peine un petit gun, une mitrailleuse, un bazooka et un snipe... ah oui et des grenades aussi. C'est à peu près tout et c'est quand même très léger. Très léger parce qu'on ne passe pas tout son temps non plus à réapprendre son code de la route mention guérilla. Si tel était le cas, de la manière dont cet aspect conduite à été conçu, on s'ennuierait mortellement. De plus, on nous annonce des modèles physiques hyper réalistes... Mouais, d'accord, si ce qu'on cherche à reproduire ce sont les modèles physiques de L'Homme Qui Tombe à Pic » ou de Shérif Fais-Moi Peur », je veux bien, mais si un véhicule militaire peut décoller comme c'est le cas ici, à choisir je vais chez les paras. C'est pas réaliste, certes, mais les vols planés sont du coup spectaculaires, à la rigueur, c'est plus drôle comme ça. Le coup de la remorque explosive est efficace. Bon alors j'avais quoi sur ma liste de griefs à part le manque d'armes... Ah oui, les graphismes. Mon Dieu que ce jeu est vilain. Rage nous a pourtant sorti le moteur d' Unreal, mais j'aimerais leur poser une question vous l'avez payé cher ? Parce que bon, je veux pas être méchant mais c'est pas joli, joli tout ça, je me demande si vous ne vous êtes pas fait avoir. Les décors sont carrés, les couleurs ternes, les maps, contrairement aux promesses, ne sont pas si énormes que cela mais un peu quand même. Non, là désolé mais il y a un effort à faire. D'ailleurs, idem pour les skins, le choix est plutôt limité puisqu'on ne vous laisse que deux possibilités. Faudra attendre d'en voir fleurir sur le net. Au couteau, on prend des risques. Les modes de jeu maintenant. Du très classique ici avec les traditionnels Death Math, Team Match et autres CTF et tout ce que l'on trouve habituellement dans ce genre de titre. Un mode m'a bien plu tout de même, il faut dire qu'il est assez sauvage, le mode Explosion. En lieu et place du Drapeau standard, c'est une clé que vous devrez trouver avant les autres et ramener dans le camp adverse. Le résultat sera la décapitation immédiate et sans appel de vos ennemis par explosion d'un collier du dernier chic. Hihi, je suis un barbare. Le jeu de la remorque, qui consiste à amener une bombe, attelée à un camion, chez l'ennemi n'est point vilain non plus. Ca c'est une conduite sportive Encore un dernier petit reproche avant de conclure. On joue bien dans la catégorie réaliste ? Bien, alors faudra m'expliquer pourquoi j'ai dû vider trois chargeurs de mitrailleuse dans le dos d'un gus ce matin pardon d'ailleurs, qui que tu sois, un allemand, je crois. C'est très réaliste. C'est bien évidemment pareil avec les bots donc ça ne vient pas d'un cheat. Mais bon, comme cela, ça colle au reste du jeu qui est très bourrin. Alors finalement, que penser de ce FPS ? Qu'il y a mieux, oui c'est certain. Plus beau ? Aussi oui. Reste l'idée des véhicules qui est sympa mais sans plus. Je ne suis pas sûr, contrairement, à certains, que Counter Strike malgré son grand âge » ait beaucoup à craindre de ce Mobile Forces qui reste un FPS assez moyen. Plus j'y pense et plus je me dis que ce jeu qui se veut un concurrent de CS dans la catégorie réaliste » fait plus penser à Unreal Tournament avec son côté super bourrin genre je t'explose à la roquette nucléaire et tu continues à courir ! » bon là, j'exagère un poil, OK.Les notesGraphismes 11 /20 D'un point de vue général, c'est assez laid, même en poussant tous les réglages à fond. Seuls les véhicules profitent d'une modélisation correcte. Sinon, les décors sont ternes et très anguleux Jouabilité 12 /20 Au niveau des commandes on n'est pas subjugué par la précision du contrôle, mais cela reste potable. Les véhicules ont chacun des caractéristiques différentes surtout la vitesse qui font varier la conduite. Mais même avec ces unités mobiles, le gameplay reste assez moyen. Sans oublier qu'on ne dispose que de très peu d'armes. Il n'empêche que je trouve le côté boeuf de la conduite assez fun. Durée de vie 11 /20 12 cartes de base plus celles qui pourront voir le jour grâce à l'éditeur de niveaux. En théorie ça peut faire beaucoup. En attendant, 12 maps c'est peu. Les modes de jeu vous tiendront un moment mais pas des siècles. Reste à voir s'il y a du monde sur le Net, ce qui n'est pas forcément le cas en ce moment. Sachant que c'est l'attrait essentiel du jeu... Bande son 11 /20 Commentaires audio un brin répétitifs et effets spéciaux pas toujours très convaincants. On reste dans le même filon que le reste du jeu, du moyen limite pas très bon Scénario / Pan, tatatatatat, baoum ! Vous êtes tous morts !!! Ah , tiens, moi aussi. Honnêtement, mise à part l'utilisation des véhicules, ce jeu n'a pas beaucoup de points en sa faveur. Trop peu d'armes, mauvaise réalisation... Je ne suis pas convaincu que la présence d'unités mobiles suffisent à justifier l'achat de ce jeu. Mobile Forces est marrant un moment mais il montre vite ses limites. Enfin, si vous êtes riches, payez-vous quelques heures de fun bourrin, sinon, faites des de la L'avis des lecteurs 8 Lire les avis des lecteursDonnez votre avis sur le jeu !
20 jours pour relier Le Cap d'Agde depuis Clermont-Ferrand On embarque avec Elise pour une lecture de son carnet de route![J1 - 9 juillet 2021 - de Clermont-Ferrand au Puy de Côme 51km et 1000 D+]Mon compagnon me dépose à la gare de Clermont-Ferrand. Même si le nouveau tracé de la GTMC part désormais d’Avallon dans le Morvan, ici c’est le départ historique. Bien-sûr, ce n’est pas aussi beau que le Mont Gerbier de Jonc l’an dernier, mais le sens est là. Après les photos de départ, je décolle il est 9h et c’est parti ! Je contourne la place Delille et quitte la ville par le nord, direction Volvic. Et ça grimpe déjà sacrément jusqu’au Col de Bancillon ! Qu’est-ce que ce sera quand je me trouverai au pied du Mont Aigoual ?!Je ne croise aucune boulangerie/épicerie pour déjeuner. Alors je grignote ce que j’ai et je continue. A 14h, j’ai dépassé l’objectif visé et roulé 42km. J’avais prévu de m’arrêter près du Vauriat, après 37km. Mais il est trop tôt pour poser un bivouac. Il fait beau, j’ai la pêche, je la Chaîne des Puys montre un peu plus ses courbes, je me retrouve face à une immense flaque marécageuse qui prend toute la largeur du chemin. Je n’ai pas d’autre choix que de la traverser à vélo, pour éviter de me mouiller les pieds. Ah bah raté… je plante la roue avant au fond de l’eau, glisse et verse à gauche dans un gros PLOUF avec le vélo ! Trempés ! Chaussures, chaussettes, cuissard, t-shirt… à tordre ! Me voilà baptisée, dès le 1er jour ! J’essuie et essore ce que je avant le Col de Ceyssat, je m’arrête dans une immense clairière qui ressemble à une savane, avec ses herbes hautes et ses arbres épars. La forêt ne me disait rien qui vaille pour bivouaquer, mais là, ça fait envie. Je mets les affaires à sécher dans le dernier soleil. Je prends le temps d’écrire. Puis je vais me préparer à manger un peu plus loin, près de bûches sciées et d’un début de cabane. Je découvre l’entrée d’un terrier et décide de planter ma tente sur un autre suis heureuse de cette 1ère journée, malgré quelques côtes costauds, dont celle très caillouteuse près de Volvic. Contente d’avoir pu observer deux petites biches qui se sont échappées du chemin en quelques bonds gracieux. Amusée de découvrir un oiseau incroyable, dont j’apprendrai le nom plus tard la huppe fasciée, qui m’accompagnera souvent. Le soir tombé, dans la tente, j’écoute et je me dis qu’il commence bien, ce voyage…[J2 - 10 juillet 2021 - du Puy de Côme à Bessat 35km et 700 D+]J’ouvre un œil à 6h, après une bonne nuit, passée à me réveiller de temps en temps, comme si une vigilance persistait malgré le repos. Des rêves marquants et réalistes ont néanmoins hanté mon sommeil j’entends de la musique, des gens s’approchent et entourent ma tente. Je vois leurs silhouettes, je ne bouge surtout pas et je contiens ma peur. Un ami m’avait conseillée ne pas s’installer là où il y a des traces humaines… car en bivouac, les humains sont davantage source de problème que les animaux ! Dans un autre rêve, je découvre au matin que mes sacoches ont disparu ! Désespoir ! Dans la réalité, tout va bien ! Le ciel est bleu, les herbes sont trempées de rosée, le soleil se glisse dans la prairie. Je fais sécher la tente et je prends mon temps je suis attendue chez des amis, à Bessat près d’Orcival, pour y passer la décolle vers 9h, m’approche du majestueux Puy-de-Dôme, roule sur des chemins assez larges, encore boueux parfois, croise des sous des arches de verdure. Au Col de Ceyssat, je fais le plein d’une bonne eau bien fraîche et me pose à Lachamps où je prends un solide petit-déjeuner, avec vue sur le suite va bien jusqu’à St-Bonnet-près-Orcival où j’arrive quand tout est fermé… pas grave. La sortie du village se fait par un sentier hyper pentu. Pas d’autre choix que de poser pied à terre. Ca continue de grimper plus en douceur pour atteindre le plateau d’où je peux encore admirer la Chaîne des Puys, ainsi qu’une belle croix au pied de laquelle je trouve cette magnifique plume de buse variable que je glisserai sur mon paquetage. Je quitte ensuite l’itinéraire pour rejoindre Bessat, en suivant un tracé proposé par mon amie. Oh bon dieu… ça grimpe dans la forêt par un petit sentier qui me semble interminable… et ça redescend de l’autre côté. Pas moyen de savoir si je suis au bon endroit. Je finis enfin par déboucher sur une petite route et me repère grâce au topo. Le fléchage de la GTMC indique le chemin d’en face, que je retrouverai demain. Pour le moment, je tourne à gauche, file dans la pente et sur la douceur du goudron, pour arriver à destination vers 15h. La mini côte ultra-raide devant la maison est un dernier pied-de-nez ! Mon ami dit qu’il a vu arriver une fusée, que je suis une machine… il exagère...Il m’aide à faire sécher la tente encore mouillée, met mon linge marécageux à laver, on parle vélo évidemment puisque c’est son domaine, il nous cuisine une super truffade, me conseille sur l’eau et sur l’utilisation de Micropure eau claire uniquement, fontaine ou ruisseau, me fier à la couleur et à l’odeur, eau des cimetières fiable à 100 % car reliée au réseau, m’explique que le Cap d’Agde est un ancien volcan… j’écoute attentivement tous ses conseils et explications de géologue… on passe une chouette soirée… et j’ai presque honte de dormir dans un lit dès le 2e soir.[J3 - 11 juillet 2021 – de Bessat à Besse 40km et 870 D+]Après une excellente nuit et un petit-dej royal sur la terrasse, je suis prête à repartir. Hier, le temps a été un peu capricieux en fin de journée. Ce matin, tout est clair et calme. Mon ami m’accompagne jusqu’au tracé de la GTMC, repéré la veille. Il trouve que j’ai de l’allure, qu’on se croirait dans un magazine ! Le chemin monte tout de suite ! Alors qu’il ne faut rien me demander avant 10km... je pousse déjà, ah j’ai de l’allure, c’est sûr ! Il dit qu’avec mon chargement, il ne se rend pas se quitte et je prends doucement mon rythme. J’arrive à Servières, lac adoré… les sentiers sont ludiques, avec quelques bonnes montées jusqu’à Pessade. Ensuite, jusqu’à Mareuge, c’est facile, c’est beau. Puis ça grimpe, c’est caillouteux mais je passe bien, et suis fière de ne pas poser le pied. A Beaune-le-Froid, je déboule dans… la fête du village ! J’adore… d’un coup, il y a plein de monde, des odeurs de bouffe, de la musique et même des danseurs qui dansent la bourrée en costume !Je m’attarde un peu, savoure cette traversée de village inattendue et poursuis ma route. Ca descend pas mal, dans des pierres et une pente marquée qui passe devant les ruines de Varennes. J’arrive sur la plage du Lac Chambon par la rive sud. C’est l’heure de déjeuner ! Le Bar-Resto me tend sa terrasse, où je déguste une grande salade près d’une glace à l’italienne géante. Je prends mon temps. Un couple de cyclistes, chargés également, s’attable un peu plus loin. Avant de repartir, je trempe mes jambes dans le lac et observe les gens autour de me reste 11km jusqu’à Besse, qui ne seront pas donnés ! Après St-Victor-la-Rivière, ça grimpe et c’est tape-cul ! Les paysages sont toujours fabuleux. A Besse, c’est dimanche-brocante le village est animé, beaucoup de commerces sont ouverts, l’ambiance est sympa. Je trouve des piles pour remplacer celles de mon compteur, et des indications pour rejoindre le camping. Je descends en direction d’Issoire… mais j’ai un doute et je n’ai pas envie de tout descendre pour tout remonter… Je m’arrête à hauteur de la gendarmerie et vais poser la question au gendarme de garde, très continue donc et m’installe au camping. Je n’aurais pas eu l’énergie de bivouaquer ce soir. J’apprécie la douche, la petite lessive, la bière locale, la commande d’un pain au chocolat/croissant pour le petit-dej. Seule légère inquiétude la météo devrait se dégrader demain…[J4 - 12 juillet 2021 – de Besse à Allanche 60km et 910 D+]A 5h45, le son de quelques gouttes de pluie sur la tente me réveille. Je n’hésite pas longtemps et décide de me lever pour tout plier tant que c’est à peu près sec, car il n’a pas plu de toute la nuit. Et je fais bien ! J’ai à peine fini de ranger la tente que l’averse reprend. Je m’abrite sous un arbre pour finir de charger. Il est 7h. Je vais me poser dans les sanitaires et rentre aussi mon vélo. Je refais le stock d’eau, discute avec un gentil monsieur qui étale tout de suite son palmarès de marcheur-montagnard-aventurier-qui-a-fait-35-pays et qui me demande si je suis étudiante, haha ! Je suis impatiente de partir, tant qu’il ne tombe pas des cordes. Mais je veux aussi attendre les viennoiseries, seulement disponibles à 8h. Et ce n’est pas plus mal ça laisse un peu plus de temps à ma lessive qui sèche péniblement je lui donne un coup de sèche-cheveux qui n’avance pas à grand-chose. L’orage gronde…A 8h30, un bon petit-dej dans le ventre, je quitte Besse et monte vers le Pavin, puis vers Montcineyre c’est beau ! Le temps est couvert. Et la pluie revient. Dans le bois, je suis protégée, mais la boue est là et les moustiques aussi. Le couple aperçu au Chambon me rejoint. On discute un peu, tout en contournant une grosse flaque. Ils viennent de Langeac et vont jusqu’à Murat. Lui, en VTT musculaire », elle, avec assistance. Ils passent devant et le Cézallier qui commence, avec des côtes, des paysages tout en courbes, somptueux bien que brumeux, Brion, La Godivelle et une pause bien méritée à Jassy vers 12h, sous un arbre, alors qu’il pleut un peu, mais en continu. Banane, pâte d’amande, fruits secs, barre de céréales. Un autre bikepacker déboule, de l’eau dans la barbe et sur les lunettes. Il freine en me voyant Justement, je me demandais si je n’allais pas faire une pause ! C’est l’enfer là ! C’est toi qui as dormi chez des amis près d’Orcival ? »… ?!?!?! Heu oui… comment tu sais ça ? Il s’appelle Sulivan et a croisé mon amie qui roulait avec ses Elle lui a dit qu’il me trouverait sûrement sur le chemin. Les nouvelles vont vite ! Aussi vite que lui… qui est parti mardi d’Avallon et qui est rendu au même endroit que moi, partie de Clermont vendredi ! Il grignote aussi, communique avec un ami qui roule quelques km derrière lui. On repart ensemble, mais il reprend vite son rythme et disparaît dans les prochains retrouve la portion pédalée avec une collègue, sous un ciel gris cette fois-ci. Ca grimpe jusqu’au Col de Chamaroux, puis sur la piste caillouteuse. Tout est trempé les vaches, les chevaux, les prés, moi. Je suis contente d’arriver en haut et de passer du côté de Pradiers puis d’Allanche, où la pluie cesse un peu. Je m’arrête à la Cascade des Veyrines pour la photo. Dans Allanche, tout est fermé c’est lundi. J’ai rendez-vous au camping avec un copain qui me rejoint en moto. Je le préviens que je suis à Allanche et l’attends devant la mairie, sous la halle. Gros coup de bol car une averse monumentale commence brutalement et fait claquer ses gouttes ! Lorsqu’elle est finie, comme je me refroidis et que le copain ne fait pas signe, je roule jusqu’au camping, sur la route vers Neussargues. La dame à l’accueil est super sympa elle a mis le chauffage dans les douches et la musique…, elle me donne ce qu’il faut pour que je puisse laver et sécher mon linge et me dit que nous pourrons nous installer dans la salle commune, pour dormir au sec et éviter de monter nos tentes sous la pluie. Je savoure la douche chaude, les vêtements secs et la doudoune ! Un fil à linge abrité m’invite à étendre ma tente encore humide. Le copain arrive. On prend nos quartiers dans la salle. Et comme la pluie cesse, on ressort pour boire 2 bières en croquant quelques chips et en papotant. La nuit arrive, et après un petit dîner improvisé, la fatigue me tombe dessus. Je dors par intermittence. Le copain ronfle…[J5 - 13 juillet 2021 – d’Allanche à St-Flour 48km et 750 D+]Pas besoin de réveil encore ce matin. A 7h, le jour nous tire du sommeil et invite le copain à prendre sa moto pour ramener des viennoiseries d’Allanche. Le temps est frais, couvert, mais il ne pleut pas. Après le petit-dej, on prépare nos affaires lui, ses grosses valises » de moto, moi, mes sacoches au chargement millimétré. Je me sens en forme, la motivation intacte, ni douleur ni courbature, les batteries rechargées !A 8h45, on se sépare et à 10h, je suis à Chalinargues, à 11h à Neussargues… trop tôt pour manger… et comme il ne pleut pas, je continue ! Outch, la sortie de Neussargues grimpe fort ! Je débouche sur la planèze, un grand plateau où paissent des chevaux. Un lièvre vient vers moi, innocemment, avant de réaliser que je suis là et de faire demi-tour à toute berzingue. Au même moment, une biche apparaît sur ma droite. Apeurée, elle s’élance dans les hautes herbes du pré. Je la retrouve un peu plus loin, qui continue à fuir à grands Coltines, je fais une mini-pause devant une très belle église, ses fleurs et ses vieilles pierres tombales. Je repars tant qu’il ne pleut toujours pas. Je découvre le château de Sailhant, me farcis quelques côtes, de la boue et une belle chute dans les grandes herbes à cause d’une grosse ornière, sous les yeux d’un couple en VTT ! Je les avais vus me rattraper, j’avais un doute car le balisage n’apparaissait plus… j’étais donc un peu déconcentrée et l’ornière m’a rappelée à l’ordre ! Le couple s’arrête à ma hauteur. Je ne me suis pas fait mal, je me marre, me remets doucement debout et redresse mon vélo. On discute un peu. Comme le couple précédent, lui a un VTT musculaire » ce terme continue de me faire sourire, et elle, une assistance. Lui est devant, elle derrière. Lui parle, elle est en retrait... Ils ne sont pas chargés. En regardant ma monture Mais il y a toute la petite maison là, on dirait ? » Oui oui - Ils repartent et, quelques côtes plus loin, je les retrouve à la Brasserie de St-Flour, sur la place de la arrive à 13h30 et la pluie aussi… Je cherche l’ancien séminaire, où mes collègues ont dormi, et qu’elles me recommandent. Une dame me dit que c’est entre la ville haute et la ville basse. Elle me conseille l’Hôtel du Nord, en plein centre, où je peux aller de sa part, Patricia. Mais l’hôtel est complet et m’envoie aux Planchettes… qui s’avère être l’ancien séminaire ! Qui d’ailleurs est celui que j’avais noté sur mon plan de route ! Si les hôtels ont plusieurs noms… je m’y perds et finalement m’y retrouve. La réception n’ouvre qu’à 17h, il pleut des seaux maintenant, je m’abrite sous un parasol de la terrasse et appelle mon compagnon qui me rejoindra pour la nuit. Je me rends ensuite à la Brasserie pour déjeuner et me mettre au chaud et au sec. Le couple de tout à l’heure a fini de manger. Je suis assise juste à côté d’eux. Dans la conversation qui reprend, je veille à m’adresser autant voire plus à elle qu’à lui. Elle me trouve d’autant plus courageuse que je n’ai ni GPS, ni Internet, ni applis, et que je pédale avec un vélo du même poids total que le sien environ 24kg qui est équipé d’une assistance…Il pleut sans discontinuer… un vrai mois de novembre... je suis contente d’avoir fini l’étape du jour tôt et de pouvoir rester au bar. C, mon compagnon, arrive vers 18h30. Entre temps, je me suis installée à l’hôtel. On ressort prendre l’apéro au Café de la Halle. C’est chouette. On dîne dans le grand réfectoire du séminaire où les serveuses sont des apprenties, visiblement. C’est drôle elles font glisser les verres sur les plats, se prennent les pieds dans les jambes de C, galèrent à découper les parts de fromage… s’en amusent !… et nous aussi ![J6 - 14 juillet 2021 – de St-Flour à Paulhac en Margeride 49km et 1080 D+]Mes yeux s’ouvrent vers 7h… je vais tout de suite à la fenêtre… il pleut… et le paysage est dans les nuages. Inutile de se presser. Petit-dej tranquille dans une autre très belle salle de réfectoire. J’embarque une pomme et une banane pour les en-cas de la journée. En préparant mon vélo, sous le porche, je finis par reconnaître le 1er couple de cyclistes. Il fallait que nous soyons à nouveau en tenue et avec nos VTT pour nous identifier ! Le temps pourri les pousse à renoncer ils rentrent à me mets en selle vers 9h. La pluie a cessé. 10° au thermomètre. Une petite montée d’émotion en quittant C. et c’est reparti ! La portion jusqu’à Ruynes-en-Margeride n’est pas difficile. C’est agréable j’aime alterner petites montées, passages accidentés, douceur du goudron… J’évite les escargots, j’arrive à ne pas patauger dans les flaques que je traverse plus habilement ou contourne prudemment. Certains chemins sont carrément devenus ruisseaux… au bord desquels je croise des vaches dont le regard et l’arrêt me semblent toujours plein de curiosité et d’étonnement, comme si elles étaient interloquées à la vue de cette drôle de créature sur roues ! Juste avant d’arriver à Ruynes, ça grimpe et je finis à pied. Le 2e couple de vttistes arrive derrière moi. Lui, me demande si la nuit fut bonne, Excellente ! », elle, me félicite Bravo ! »… alors que j’ai un peu honte qu’ils me voient en train de pousser…Ils continuent et je les retrouve à Ruynes où c’est la fête du village décidément !, sûrement pour le 14 juillet brocante, musique, danse. Elle s’est arrêtée aussi, pendant que son mari file devant. Elle sourit J’ai dit à Jérôme Regarde, elle est là, notre petite ! » -Après Ruynes, je sais que j’entame la partie difficile ça va monter ! Le temps reste humide et couvert, sans être pluvieux. Je pousse, je marche, je pédale… et ainsi de suite, pour finir par atteindre le Col du Signal à 1350m. La pluie a fini par s’inviter vraiment. Rendant même les passages plats difficiles parfois boue, flaques, sable, sol raviné… le terrain colle aux pneus et me ralentit vers 13h30 au Musée de la Résistance. Il me reste 8km qui ne seront pas offerts par la maison ! Il faut grimper au Mont Mouchet par une sente caillouteuse et mouillée, que je n’ai pas trouvée tout de suite, du fait d’un balisage peu explicite… Là-haut, la vue est bouchée et la table d’orientation ne montre qu’une grande nappe de passe par Auzenc et arrive à Paulhac-en-Margeride où 2-3 ados gesticulent à mon arrivée et me demandent mon 06 !?!? ah ouais d’accord… Je trouve l’Auberge du Bon Accueil, en face de l’église, et m’installe dans le gîte bien rustique, comme me l’a indiqué le propriétaire au téléphone. Je branche tout de suite le chauffage, qui diffuse son souffle chaud, ce qui réjouit mes orteils. Le topo mentionne un garage à vélo, mais je ne vois qu’une grange bric-à-brac où volettent des moineaux. Ma bécane sera bien, là. Je lui offre même un bon coup de jet pour la décrotter un suis contente que les 2 prochaines journées soient plus light et que la météo s’améliore, en principe. Contente aussi d’avoir acheté des jambières, que j’ai mises aujourd’hui pour la 1ère fois et qui m’ont bien protégée du froid. Je me demande si la météo fraîche et brumisante n’est finalement pas plus adaptée à mon voyage qu’un gros cagnard…A 19h30, je vais m’installer à l’auberge pour dîner, près de l’insert et de sa bonne chaleur. Je ne sais pas ce que je vais manger. Un couple et leur fils arrivent aussi. Ils logent un peu plus loin, dans une cabane perchée dans un arbre. Le garçon joue au babyfoot avec ses parents qui se dévouent à tour de rôle. Il vient aussi devant le feu et danse en imitant les flammes. Daniel, l’aubergiste, me sert une omelette aux cèpes et une salade, avec une bière. Il vient nous montrer un plein sac des cèpes qu’il a ramassés aujourd’hui ! Je mange tranquillement, discute avec la famille. Puis il débarrasse mon assiette et revient avec une autre assiette fumante de pâtes et de poulet !! Je n’avais pas compris que l’omelette n’était que l’entrée ! Je termine par du fromage et une île flottante… et sors de table plus que repue… Repas gargantuesque donc… ambiance authentique… et demain, aux Bouviers, je serai déjà au 1/3 de mon périple…[J7 - 15 juillet 2021 – de Paulhac-en-Margeride au Giraldès 51km et 1020 D+]A 7h, j’écarte le rideau ciel gris mais pas de pluie. Toitures et route sont à peu près sèches. Je me lève tranquille et retrouve ma table à l’Auberge pour le petit-déjeuner. Daniel est toujours aussi sympa, simple, attentionné. On parle rapidement de l’histoire du village, incendié par les nazis à la fin de la 2nde Guerre Mondiale… un peu comme à Oradour-sur-Glane, mais sans victimes car le village avait déjà été déserté par ses Il cuisine dès le matin, je l’entends et me demande ce qu’il va bien pouvoir m’apporter. Pain, beurre, confiture, thé vert... pendant que quelque chose frit dans la cuisine et embaume » les lieux… Le cendrier plein sur le bar me rappelle une autre époque...Je décolle à 9h, avec la cloche de l’église qui sonne dans un rayon de soleil ! Le trajet suit déjà le relief vallonné. Au bout du chemin, un jeune sort d’une voiture et me signale que je me suis trompée… il ferme la clôture de son pré, sa femme attend dans la voiture. Il dit que ça arrive souvent, et en effet, je n’ai pas vu l’indication à tourner à droite, pour traverser le vallon et remonter en face… quelle chance de trouver quelqu’un qui me remet sur la route, alors que je n’ai rien demandé et que j’aurais pu tourner en rond longtemps! Partie il y a seulement 5km, ce genre de montée longue dans les cailloux ne passe toujours pas sur la selle… La suite va paysages sont superbes Truc de la Garde, église de Chanaleilles, Buron du Sauvage. Pour se rendre au Domaine du Sauvage, le topo n’indique pas qu’il faut quitter le balisage, faire un aller-retour et venir le reprendre… Je choisis d’admirer le Domaine de loin déjà vu de près et de poursuivre vers la station des grimpettes, avec et sans difficultés racines, pierres…, un passage monotrace assez bref et sympa, puis c’est la piste jusqu’à la station qui semble déserte. L’Auberge est définitivement fermée, faute de gérant. Je discute avec 2 couples devant l’Accueil. L’un des 2 hommes me dit que je dois être en cannes maintenant… et je pense que oui !Il est 13h30. J’avais prévu de m’arrêter là mais… vu l’heure, la météo incertaine malgré les demain, ça ira mieux » et l’impossibilité de me ravitailler correctement, je décide de pousser jusqu’au Giraldès. J’appelle L’Oustal de Baly pour m’assurer qu’il y a de la place. C’est tout pistes, pas trop de dénivelé, mais un passage assez long avec des racines, des rigoles, des flaques… un peu technique et bien tape-cul ! Sur les côtés, des myrtilles, des framboisiers… dommage que ce ne soit pas la saison… Des blocs de granit, des paysages toujours sublimes et qui se métamorphosent, devenant un peu plus en fin de parcours, je me dis Reste concentrée », parce que je sens que je relâche l’attention. Pas facile non plus de regarder le chemin, les obstacles, de piloter, et de suivre le balisage ! Des chevaux ont déposé leurs crottins, sur lesquels s’agglutinent des mouches qui s’envolent en nuées à mon passage. Je ferme bien la bouche !Et j’arrive au Giraldès par le haut. Je demande où se trouve le gîte à un homme qui attend près d’une croix. Il me montre la maison avec la cheminée et la valala »… je mets quelques secondes à comprendre qu’il parle de la véranda. Je m’en vais toquer à la porte… on est là » derrière moi. Un couple âgé traverse la rue et vient vers moi. On pose le vélo dans le garage. En fait, Jeannette et Daniel m’accueillent chez eux ! Comme je n’ai pas mangé à midi et qu’elle en est effarée, Jeannette m’installe dans la cuisine que le poêle chauffe agréablement, avec du cake maison fait par Lenny, son petit-fils en vacances et du thé. Daniel regarde le Tour de France et a la prévenance de couper le son. Lenny et Jeannette sont drôles, tendres, taquins, câlins. C’est bon de voir une grand-mère et son petit-fils ainsi. Elle me montre ma chambre où je m’installe tranquillement. On se retrouve pour le dîner, tous les 4 dans la cuisine, comme à la maison » ! Daniel descend sa bouteille de vin rouge et s’amuse à parler en patois à Lenny, 7 ans, plein d’énergie, une bille de clown… l’ambiance est joviale et assez inattendue pour moi, après cette 7e journée à pédaler, seule dans la nature.[J8 - 16 juillet 2021 – du Giraldès à Bagnols-les-Bains 66km et 1000 D+]Aujourd’hui sera une journée un peu plus spéciale que les autres…Dès le départ, ça grimpe ça c’est habituel… et me cueille à froid… mais je pose à peine le pied. A mi-hauteur, je prends congé de Daniel qui est monté en 4x4 pour promener son chien. Après le Col du Cheval Mort ça fait rêver…, au Truc du Fortunio, dans le brouillard, je me paume un peu et je fais un petit aller-retour de vérification. Tout est au Lac de Charpal, bien brumisée et je rencontre 2 autres VTTistes, un père et son fils Vous êtes la dame de Brioude ? »… ?!?!?… voilà que ça recommence - Ils ont croisé Daniel et son chien ce matin, qui leur a dit qu’ils me trouveraient sûrement sur leur route. Ils sont partis de Neussargues et vont jusqu’à Ste-Enimie. Ils pédalent tranquille. Le père tracte une petite remorque monoroue et s’oriente avec une carte papier IGN posée sur un support + boussole. Je ne suis pas la seule à bouder le GPS ;- Le fils est heureux de raconter le bivouac, les repas lyophilisés, le café sous la tente le matin. On roule ensemble jusqu’à Laubert, dans une dernière descente sur une grande piste avec des bosses pour sauter un peu. Ils préfèrent continuer, peut-être jusqu’au Mont Lozère. Moi, j’ai envie de déjeuner à La déco est sympa, le monde arrive peu à peu et le resto se remplit. Je mange bien, et heureusement, parce que je vais avoir besoin de plus d’énergie que prévu… car je vais me perdre. Et bien bien. Sûrement juste après Laubert… en confondant le balisage de la liaison vers Langogne, avec celui que j’aurais dû suivre. J’ai des doutes assez souvent, mais je continue car le topo ne me permet pas de me repérer je ne trouve pas les bleds où je passe car ils sont cachés sous les encadrés posés sur la carte… une belle connerie… l’occasion de dire que le topo est loin d’être parfait… pardon -/Après une côte bien corsée, j’arrive dans un village. L’office du tourisme est juste en face de moi. Je découvre alors où je suis, avec effarement et amusement à Châteauneuf-en-Randon… je suis remontée plein nord, au lieu de descendre plein sud !! La dame à l’accueil est adorable et fait tout pour m’aider elle décroche la carte du mur, photocopie les parties utiles, me donne des surligneurs pour tracer ma route et rejoindre la GTMC. Je suis très touchée par sa gentillesse et sa sollicitude qui me font prendre cette mésaventure avec le sourire. Le fait qu’il ne soit que 14h et que la météo soit correcte me rassure remonte sur ma bécane, roule sur des petites routes vallonnées, demande à un groupe d’ados, confirmation et précisions. Ils m’indiquent bien, ça grimpe, et je retrouve mon balisage chéri au Carrefour de la Pierre Plantée. Deux des filles du groupe me rejoignent en quad et sont contentes de voir que tout est rentré dans l’ordre pour 12 derniers km sont bien sportifs à nouveau, avec une dernière descente sur de grosses pierres, le long d’un mur en pierres sèches qui renvoie une chaleur incroyable !A Bagnols-les-Bains, je débarque dans un autre monde un rallye se prépare pour le lendemain, ça ronfle et pétarade dans tous les sens… et le camping est chargé. Arrêt boulangerie-épicerie, installation au camping, nettoyage du vélo au jet. Les dames du camping sont très accueillantes et quand je constate que mes vont me faire péter un plomb barbecue, enfants qui pleurent, alcool, voix fortes…, je retourne les voir pour demander si je peux changer d’emplacement. Elles dînent dehors avec des et me proposent leur aide pour transporter ma tente. Je n’y aurais pas pensé et découvre ainsi qu’elle est auto-portée ! Déménagement express, un peu plus au calme… ouf. J’ai eu ma dose d’émotions pour aujourd’hui, sans parler du bonus de 20km que m’a coûté mon erreur d’itinéraire.[J9 - 17 juillet 2021 – de Bagnols-les-Bains à Pont-de-Montvert 49km et 1060 D+]Il est 7h. Les pilotes commencent déjà à faire vrombir les moteurs… La nuit n’a pas été bonne des gars se sont embrouillés vers 1h du matin et ont fait péter les plombs à tout un groupe ! Ça gueulait sans fin et par intermittence, jusqu’à 6h du matin !! L’un hurlait Mais calmez-moi !! » Ce matin, j’ai les yeux bouffis. La gérante est confuse. Mais elle n’y est pour pars vers 9h et la petite route se cabre déjà, doucement mais tout de même, puis se transforme en piste qui grimpe encore, sur une dizaine de km. Ensuite c’est plutôt plat, mais bourré de racines et de pierres. Et ça monte encore, dans le vent et le froid, avec quelques embellies. Le paysage s’ouvre à l’approche du Mont Lozère que je contourne à plat sur une piste agréable, avant d’arriver au Col de Finiels où je m’abrite du vent pour grignoter. Un autre cycliste fait aussi une pause et m’annonce que je vais trouver le soleil. Et il a raison !Le paysage change radicalement des boules de roche, des collines arides, des herbes ondulant dans le vent, des maisons massives en granit… Et ce soleil qui revient me fait beaucoup de bien ! Les hameaux Le Cros », Salarial », L’Hôpital » donnent envie de s’y arrêter… Jusqu’à Pont-de-Montvert, ça descend sur une petite route pas besoin de pédaler, faire attention aux rares voitures et dévorer le village est très beau, touristique mais pas trop. Le chemin de Stevenson passe par là et les sont parfois d’un âne. Je me pose au camping, au bord du Tarn et reprends mon vélo allégé pour aller boire une bière dans le village. Je fais quelques courses, me promène dans les ruelles, retire des espèces, puis descends à la rivière pour pique-niquer. J’adore… un rocher au soleil, l’eau qui court et dans laquelle je trempe pieds et mollets que le courant masse… un délice ! Un homme pêche. Je savoure ce que je mange tomate, avocat, pain, fromage, camping, des ont visiblement mal aux pieds, aux jambes… je suis contente d’être à vélo, de n’avoir mal nulle part même pas vraiment aux fesses, malgré de minis irritations, de pouvoir laisser filer quand ça descend facilement et de gagner ainsi quelques km sans loin de ma tente, une autre fille seule à vélo+sacoches s’est installée pas VTT, plutôt randonneuse ». Elle tricote en écoutant de la musique. Je n’ai pas encore osé lui parler et elle non plus. La voilà justement qui passe devant moi et engage la conversation ;-Quelques pensées du jour le grand doucement » quand ça monte et que le terrain n’est pas trop accidenté / le plaisir d’arriver quelque part / et la cloche de Pont-de-Montvert, dont le son ressemble à celui d’une casserole qui tombe, métallique et bien déglinguée -[J10 - 18 juillet 2021 – de Pont-de-Montvert à Ispagnac 44km et 900 D+]Excellente nuit. Le vent se relève ce matin. Autour de moi, les sont presque à partir et s’arrêteront dans le village pour un petit-dej. La collègue est prête aussi et s’arrête encore pour discuter un peu et me souhaiter bonne route. Je suis la dernière à plier. Je fais le plein d’eau aux sanitaires où 2 gars s’intéressent à mon vélo et à mon chargement. Ce qui les surprend le plus, c’est que je voyage début de la journée commence par une ascension sur une petite route, bien gérée bonne mise en jambes. Sur les hauteurs, les paysages somptueux m’en mettent plein la vue dès le matin !Et ensuite… je traverse un ruisseau, je roule dans la forêt et je me repaume. Pas de balisage au croisement où j’arrive… Je prends mon temps pour bien regarder et essayer de comprendre où je suis… mais… il faudrait quelqu’un à qui demander… Et hop… aussitôt exaucée au bout d’un des chemins, apparaît un petit groupe qui marche ! Ni une ni deux, topo en main, je cours vers eux! Eux non plus n’utilisent pas de GPS. Grâce à leur carte IGN très précise, je me repère et retrouve mon chemin, pour arriver au pont du Haut-Ramponsel et grimper à pieds dans les cailloux… dur dur…La suite s’avère tout aussi corsée, également à la descente, interminable et dans de la grosse pavasse. Je dérape dans un virage et chute vers l’avant, me réceptionne sur les mains et récolte un bon hématome sur la paume, à la base du pouce droit. Les gants m’ont protégée et tout va bien. Je continue doucement car je sens que ma confiance est Salièges et Ramon dans la vallée, il me faut remonter, et encore dans les cailloux. La chaleur se fait sentir, je marche et pousse, fais des pauses à l’ombre, croise un marcheur qui descend et me souhaite bon courage il en faut, c’est long ! Et puis enfin, je peux basculer de l’autre côté, sur une pente roulante où j’ai plaisir à prendre de la vitesse, et l’air qui va avec, qui me rafraîchit et me sèche un peu. Je dois ralentir brusquement car un groupe s’est assis en plein milieu, mais alors en plein milieu pour pique-niquer ! Je le dis en éclatant de rire Ah en plein milieu ! » Mais on croyait qu’il n’y avait personne ! » Je croise un autre marcheur qui me regarde et me sourit passe au Bédouès et arrive à Florac où je m’assois à la terrasse Chez les Paysans » pour déjeuner copieusement. La soleil tant attendu est là… et sa chaleur aussi. Je suis motivée pour rouler jusqu’à Ispagnac et mordre un peu sur l’étape de demain, mais j’ai d’abord besoin de digérer et qu’il fasse moins chaud. Je me pose sur un banc sous les platanes de la place centrale, quand la collègue quittée ce matin apparaît ! On ne pense pas à se demander nos prénoms… on papote à nouveau. Elle est arrivée tôt à Florac par la route, trop facile… pendant que je me perdais et en bavais en passant d’un vallon et d’une montagne à l’autre -Je repars en milieu d’aprem et suis la portion que nous avions empruntée avec mon ami. J’arrive à Ispagnac vers 16h, plante la tente au camping qui se trouve sur l’itinéraire. J’ai gagné 10km sur le parcours de demain. Je laisse le vélo tranquille et marche jusqu’au village pour quelques courses par chance, le petit supermarché est ouvert le dimanche!, je bois une bière sur la place de l’église, observe et écoute les gens autour de moi Paulette que tout le monde semble connaître, une femme enceinte et les discours habituels qui s’ensuivent sur les filles et les garçons….Puis, je me dirige vers le Tarn au bord duquel j’ai envie de dîner tranquille. Sur une place en herbe, en bordure de village, un groupe se réunit même grand manteau pour chaque personne, des sacs à dos… dont une jeune femme assise sur le muret à côté duquel je passe. Je la questionne, elle m’explique avec beaucoup de douceur c’est un groupe catholique, qui va prier, marcher une semaine, dans le dénuement, avec cette djellaba en laine, en référence aux goum ». Je lui parle de mon voyage… on prend le temps, elle me demande comment je m’appelle. Elle, Albane. Je la laisse, avec émotion. On se souhaite bon déniche une petite plage au bord de la rivière, baigne mes jambes et dîne avec simplicité et plaisir dans le jour qui tombe. Demain, j’ai rendez-vous avec F., ma partenaire de chemin, à Ste-Enimie.[J11 - 19 juillet 2021 – d’Ispagnac à Ste-Enimie 21km et 700 D+]Petite étape aujourd’hui. Je suis contente de devoir attendre F. à Ste-Enimie. Ca m’oblige à prendre une demi-journée de pause. A midi, je suis au rendez-vous. Je m’attable à la Crêperie sur la petite place, à l’abri du passage des voitures et des touristes, après 20km de passages sportifs et arrive vers 14h. C’est un immense plaisir pour moi de la voir arriver ! Elle a laissé sa voiture à La Canourgue et a rejoint Ste-Enimie à vélo par la route, pour rouler avec moi une semaine. On prend notre temps retrouvailles, limonade, inspection rapide de nos montures… Grâce au couple qui a déjeuné à côté de moi, et à l’observation de mon bike » par l’homme, je réalise que ma sacoche de selle doit être réajustée le stabilisateur est très incliné, signe qu’il a pris du jeu, à force de secousses, de chocs, et de bourrage de duvet dans la finit par lever le camp, faire quelques achats, dont 2 bières et des chips au roquefort qu’on va déguster à l’ombre, sur une petite digue, les pieds dans le Tarn, au milieu des enfants qui pêchent à l’épuisette et des papi/mamie qui posent leurs sièges dans l’eau. On est bien -On se met en selle vers 17h pour rejoindre le singletrack engagé et exposé qui descendra demain à St-Chély-du-Tarn. On s’arrête pour bivouaquer, sans que j’arrive à lever mon doute est-ce bien cet endroit que nous avions repéré avec mon compagnon ? Après moult hésitations à avancer encore, on décide de rester là. On pique-nique, tout en guettant les nuages gris qui tournent au-dessus de nos têtes. Un couple qui marche s’arrête pour discuter et nous parle d’une superbe aire de bivouac un peu plus haut… Un peu tard pour se déplacer… tant pis, on verra le spot demain en passant devant ! La tente est plantée, on entend des bruits de pas dans les feuilles de la pente derrière nous, sans arriver à distinguer ce qui se déplace…[J12 - 20 juillet 2021 – de Ste-Enimie à Cabrillac 36km et 1430 D+]F. a dormi avec ses boules Quiès, moi j’ai entendu les bruits de la nuit – et du camping tout en contre-bas – et j’ai retrouvé le sommeil léger du bivouac. Nous sommes presque prêtes à lever le camp, quand une petite mamie apparaît elle vient jusque-là pour passer un coup de fil, parce qu’en bas ça ne passe pas ! Sacrée motivation et sacrée patate la balade n’est pas de tout repos…La journée nous attend avec son gros dénivelé et ses sentiers minéraux, comme dit le topo… ça veut dire qu’on va déraper dans la caillasse, enfin surtout moi, avec mes pneus plus trop fins, et ça va attaquer fort pour F… qui va s’en sortir nickel et rouler toujours devant ! Son expérience du VTT est bien présente et lui permet de s’adapter à mon rythme, tout en se familiarisant avec le profil de la GTMC, et avec ses portions les plus techniques… Toute la semaine à venir, nous allons rouler sur des portions cotées V3+, V3-, c’est-à-dire comportant des sentiers caillouteux parfois raides, avec des marches, des épingles… parfois aussi des passages plus exposés, très raides, du trial » facile, des descentes cela, on s’offre un bon petit-déjeuner à St-Chély-sur-Tarn, après avoir suivi le monotrace très étroit et aérien qui surplombe la rivière. L’Auberge de la Cascade nous tend les bras et on ne refuse pas le buffet bien garni qui va nous donner des forces pour la montée qui arrive, jusqu’au Col de Coperlac. Pas facile, mais on prend vite de la hauteur et la vue sur le Tarn est superbe. L’arrivée sur le Causse Méjean permet de souffler un peu et la suite jusqu’à Nivoliers n’est pas très y découvre l’Auberge du Chanet, très chic et élégante, contre toute attente dans ces paysages désertiques. On détonne un peu, dans nos tenues et notre sueur... Le serveur nous dit d’abord que le service est fini. Il est seulement 13h et les pauvres cyclistes affamées » que nous sommes lui font poser la question à la patronne. Il revient et comme elle a le coeur gros », on peut s’ avoir dégusté de bons petits plats raffinés, on se met en quête d’un endroit à l’ombre pour une petite sieste, un clopet » comme dit F. Ce sera au milieu de la route pour elle, et adossée à un arbre pour repart une fois le gros de la chaleur passé, pour traverser des paysages de steppe somptueux. Le Chaos de Nîmes-le-Vieux est à tomber… les nuages qui font jouer ombre et lumière en rajoutent une couche. Jusqu’à Cabrillac, certaines montées nous font poser pied à terre et tirer la langue, dont la dernière, interminable !On traverse Cabrillac en quête d’eau pour le bivouac de la nuit et de renseignements quant au Refuge des Drailles où nous avons prévu de poser la tente. Les fenêtres des maisons sont ouvertes, mais pas âme qui vive… Je finis par distinguer la silhouette d’un homme, qui accepte de remplir nos bidons et nous indique la direction du aperçoit un renard que je finis par voir aussi distinctement, avec sa belle queue rousse et blanche en panache. Le Refuge est un lieu insolite. Un couple de y est déjà installé. Là encore, c’est surtout lui qui parle et elle qui reste en retrait, ultra discrète. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a de l’eau on va pouvoir se laver, debout sur la grille ou accroupie au robinet, dans une sorte de vieille salle de bain de colonie de vacances pas clean du tout, mais se sentir propre est tellement agréable, que ça passe bien ! On installe notre tente face à la vue, on dîne sur une table en bois luxe! et on remplit nos carnets de bord avant d’intégrer nos duvets. Je suis contente de cette 1ère journée à deux on s’entend bien, nos rythmes s’accordent, et ce changement dans mon voyage m’aide à garder un moral et un physique au beau fixe.[J13 - 21 juillet 2021 – de Cabrillac au Mas de Ribard après Salagosse 44km et 850 D+]Aujourd’hui, le Mont Aigoual est ce que nous visons pour la mi-journée ! Avec C. qui nous y attend pour découvrir la fameuse descente qui suit, sous le Col du Minier. Le soleil se lève magnifiquement et nous aussi. Un peu avant 9h, on décolle, après avoir discuté encore un peu avec le randonneur, qui nous pose des questions, se montre expert de la météo et me dit que j’ai le physique de la vttiste. Mais je t’en fais moi des remarques sur ton physique ? Et puis c’est pas moi la vttiste, c’est F… ça m’énerve -.On apprécie une mise en jambes assez douce, sachant qu’on va déguster ensuite la lecture du topo, la veille de chaque étape, nous annonce la couleur, nous fait souvent marrer par ses injonctions s’instruire et s’émerveiller devant le superbe panorama » et nous aide à nous préparer mentalement. La 1ère montée est en effet énergivore » et à découvert la chaleur se fait déjà sentir. On pousse, la côte est raide… et la suite se déroule heureusement bien mieux, à l’ombre de la descente sympa nous amène à un beau ruisseau… et quand on lève le nez pour découvrir la suite, une sorte de mur dans les pierres, on se dit qu’une petite pause nous fera du bien ! Orgie de pâte d’amande, puis on n’a même pas l’audace de se remettre en selle on pousse direct… Le Mont Aigoual finit par se laisser identifier grâce aux antennes de sa station passage d’un autre ruisseau, un vttiste nous rattrape il n’est pas chargé, pour profiter pleinement du parcours, mais retourne à son van par la route, une fois l’étape du jour finie, pour se rendre à l’étape suivante et ainsi de suite ! La conversation est très agréable et pourrait durer encore longtemps, mais mon compagnon nous attend et il nous faut montée se fait plus douce et continue. Et puis, le sommet est là, mon compagnon aussi ! Après un verre au snack, un autre bikepacker solo et bavard qui s’installe à notre table, et un pique-nique sous les pins, notre trio se met en chemin, à la recherche du balisage… qu’on finit par trouver, puis par reperdre… c’est pénible… on utilise le GPS de mon ami, une n’a pas de chargement du tout il vient rouler avec nous 3 jours, sur la portion la plus difficile du parcours, pour se faire plaisir, sans beaucoup de km. Il aime le VTT technique et ludique, agile et joueur… pas la distance. Il est un peu tout fou, alors que nous, avec nos VTT chargés, on sait qu’il nous faut ménager nos efforts et nos montures, si on veut arriver au bout. On sait aussi qu’une partie de notre attention doit être consacrée à l’observation des balises. Quand il part bille en tête sur une partie de route, profitant de la descente pour relâcher ses bras en faisant de grands moulinets, il rate la flèche qui indique de tourner à droite ! On l’appelle, tant qu’il est encore à portée de voix !Au Col du Minier, la descente très musclée les ravit tous les deux. Moi, je ne prends pas de risques et marche le plus souvent, car je ne me sens pas le niveau pour slalomer entre les pierres, prendre les virages en épingle, franchir les marches. F. chute parfois, C., fonce. Je contemple forêt et cascade… les lieux sont Mas de Ribard où nous logeons, après Salagosse, nous sommes très bien et dégustons un délicieux dîner sur notre petite terrasse.[J14 - 22 juillet 2021 – du Mas de Ribard au Vigan 23km, 560 D+ et 1120 D-]Après un super petit-dej pris à 7h30 sur notre terrasse et une bonne nuit de sommeil, on part dans la fraîcheur matinale qui ne va pas durer, selon notre hôte, exténuée par la chaleur de ces derniers jours. J’ai amélioré mon chargement avant protection des gaines de frein et de selle rajout d’une sangle de soutien.De nouveau sur l’itinéraire, on grimpe vers Esparon côte énergivore, passages raides, monotrace un peu casse-gueule et qui me fait peur, dès le matin, à cause du vide parfois à gauche… je marche et je roule… ma mise en jambes est scrogneugneu… aussi parce que devant, les deux autres filent ! Et finissent toujours par m’ est très joli, avec son four et sa fontaine. La suite est très belle aussi, toujours technique, et je passe bien mieux… contente. Il faut rester concentrée ! On arrive à Molières-Cavaillac où le balisage disparaît carrément ! On cherche, on roule jusqu’à l’église où je demande à un homme assis sur ses marches il déplore que la GMTC ne soit pas la bienvenue, explique l’absence de balisage ainsi… et nous indique gentiment comment rejoindre le Avèze, on s’arrête boire un verre, par la terrasse qui nous accroche, après la montée d’un escalier dont mon compagnon a gravi presque toutes les marches !! On arrive ensuite au Vigan qu’on dépasse pour atteindre le camping du Val de l’Arre. F. et moi plantons la tente, pendant que C. se douche. On déjeune au snack où le cuisinier et la serveuse père et fille, on le découvrira plus tard donnent la même réponse à ma question Pour manger, ça se passe comment ? » ça se passe bien ! »Et en effet, on apprécie le repas simple et copieux, à la suite duquel, le cuisinier super sympa propose à C, qui doit retourner au Mont Aigoual pour récupérer sa voiture, de le déposer à Pont-L’Hérault où il sera plus facilement pris en stop. Et c’est le cas !Pendant ce temps, F. et moi passons sous la douche, lavons notre linge du jour qui va vite sécher au soleil et filons à l’Arre, la rivière, pour une aprem 17h, C. est de retour. On profite de la voiture même si c’est tricheeeeerrr… pour se ravitailler au Vigan, racheter des lunettes de soleil pour F. qui a pété les siennes, et boire l’apéro sur la place du village, où un groupe, qui joue super bien, fait la balance pour un concert le soir. Ambiance bien agréable donc ! On reprend le serveur qui conseille une bière pour homme » à C. Je réponds qu’il ne va pas prendre ça alors… F. ajoute plus tard qu’elle aurait dû la commander pour elle -On pique-nique au camping melon, taboulé… et hop ! Au lit ![J15 - 23 juillet 2021 – du Vigan à Montdardier 23km et 1000 D+] à 7h30, matos plié, thé, café, viennoiseries à l’épicerie du camping, voiture garée et c’est parti ! Ça grimpe tout de suite… et jusqu’à Montdardier, ce sera ça des montées plus ou moins raides dans les cailloux, peu de repos roulant, des balises manquantes qui causent un stress dont on se passerait volontiers… et qui font sortir le GPS de C….A Roquedur, après avoir profité de la vue sur le Pic St-Loup, on continue de grimper… par un escalier… suivi d’un beau monotrace dans les bois… mais à part ça… l’étape n’est pas très accueillante…On a roulé 2h43, à 8,3km/h de moyenne, et en arrivant à Montdardier, porte du Causse de Blandas », on se met les pieds sous la table avec le soulagement d’être enfin A la fin du repas, le serveur apporte des tiramisus, revient avec des cafés et s’exclame devant l’assiette déjà vide de C, avec qui les desserts ne font souvent pas long découvre ensuite le camping municipal, à quelques coups de pédales du resto. C’est minuscule, 6 emplacements grand max, sous de beaux mûriers platanes, des sanitaires tout neufs, 5€/personne. Ni F. ni moi n’avons l’énergie de repartir pour avancer jusqu’à Rogues et ainsi rogner un peu sur la grosse étape de demain. Dans le topo, la mention de la route qui grimpe franchement » nous décourage. On fera ça demain matin, à la fraîche, après une bonne nuit de récup !Pour C, il s’agit encore de ramener la voiture restée au Vigan il repart pour environ 10km de descente costaud. De retour, il nous raconte ses chutes dont une dans les ronces et contre un arbre ! heureusement sans gravité…Pendant ce temps, F. et moi avons planté » la tente, enfin plutôt lestée » avec des pierres il faut bien que ces cailloux servent à quelque chose, vu le sol dur et sec, et le vent soutenu. Puis, on s’allonge dans l’herbe, savourant un repos bien mérité et contemplant nos jambes griffées, bleuies, noircies, piquées par les moustiques… Après la douche revigorante, on retourne tous les 3 dans le village, à pied, pour le rituel des courses et de l’ rentre au camping en passant par le petit cimetière où on se paie quelques bons éclats de rire étouffés rhooo avec F, en observant les tombes toutes neuves, déjà payées et prêtes à recevoir leurs spaghettis à la crème, tomates fraîches, concombre… Le vieux chien, attaché à la caravane pendant que ses maîtres sont sortis, aboie et trouble vraiment le calme des lieux… La mairesse passe en début de soirée pour prélever le paiement de la nuitée. Et puis dodo ![J16 - 24 juillet 2021 – de Montdardier à Sauclières 41km et 1000 D+]Un matin comme les autres pas besoin de réveil, la lumière nous tire du duvet vers 7h30, petit-dej etc… Et puis au moment de partir, ah bah non, pas comme les autres ce matin-là F. s’aperçoit que son pneu avant est à plat ! Elle regonfle et on roule jusqu’au café pour réparer là, en finissant de petit-déjeuner. C. a tout rechargé dans sa voiture il a terminé sa GTMC à lui ! F. change carrément la chambre à air et notre trio se monte et ça chauffe doucement, c’est bien. Puis, on pédale sur le Causse de Blandas et on s’approche du célèbre Cirque de Navacelles. J’ose même annoncer Cirque de Navacelles, nous voilà ! », sur un ton triomphal, aussitôt éteint cette fois, c’est le pneu arrière de F. qui fait des siennes… Pause réparation, un peu fastidieuse parce que la rustine ne veut pas rester en place il faut laisser à la colle le temps de sécher un peu avant de poser la magnifique Cirque en forme de coeur admiré, on s’engage sur le sentier en balcon annoncé par le topo… je suis très impressionnée… j’ai peur de ce monotrace parfois étroit et caillouteux, avec le vide qui plonge à gauche… F. passe très bien, sans crainte, sans penser qu’il y a quelque chose de vertigineux et de potentiellement dangereux. Ma peur me tend et augmente les risques de chute. Je préfère mettre pied à terre… et remonter en selle quand je me sens un peu plus en rejoint finalement la route qui descend à Vissec oh que c’est grisant de filer à nouveau ! On s’arrête près de l’église, manger ce qu’on a pain, pomme, pâte d’amande… On ne s’attarde pas trop une montée dans la caillasse nous attend, et le topo dit qu’on va pousser et râler. Oui on pousse, mais râler, nous ? -Enfin à Alzon, avec une F. transformée en barbapapa du fait de toutes les chenilles pendues aux branches par leurs fils qu’elle a accumulées en ouvrant le chemin, on trouve l’épicerie pour quelques courses. Un couple à vélo, chargés aussi, mais en sandales et elle en robe, se font leur GTMC, surtout sur la route et parfois sur des chemins… sa GTMC ! on le vérifiera souvent ;-Sur la place, à l’ombre d’un immense platane, on mange davantage. On complète la pause par un verre au bar du coin et on redécolle vers 17h30 en visant Sauclières. Le topo n’a pas dit que ça allait encore grimper sévère… et on commence à en avoir assez de faire franchir de hautes marches à nos bécanes arrivant à Sauclières, F. constate que son pneu arrière a bien molli… On s’arrête à l’épicerie pour acheter du pain frais et demander conseil pour bivouaquer le terrain de foot ! me répond l’adorable épicière. Vu l’état du pneu, on adopte l’idée sans tergiverser. Avant, on est obligées de faire un stop au café-resto Chez Nicole », devant l’église, pour une bonne arrive au stade vers 20h. F. répare son pneu, je plante la tente, on mange dans l’abri de l’entraîneur, une petite toilette pour pas trop coller dans le duvet et au lit ![J17 - 25 juillet 2021 – de Sauclières à Roqueredonde 45km et 600 D+]On se prépare pour être au petit-dej à 8h45 Chez Nicole ». Le pneu arrière a molli pendant la nuit… F. se contente de regonfler. Je passe à l’épicerie acheter une petite baguette et le dernier croissant ! L’épicière me demande si on a bien dormi je la remercie chaleureusement de son excellent conseil. A la terrasse de Chez Nicole », nous ne sommes pas seules c’est vraiment le lieu de convivialité du village, comme dans un film de Pagnol. Les lisent le journal, boivent le café, se racontent, s’esclaffent, se chambrent… un monde sans téléphone portable dans la main ou sur la table, un monde où les gens se regardent et se parlent directement… Le patron nous offre le beurre et la confiture maison » … on a un vrai coup de coeur pour cet endroit et pour ses !Il nous faut pourtant enfourcher nos montures à nouveau. La portion jusqu’à La Couvertoirade n’est pas difficile et ça fait du bien ! que les jambes tournent, que les km défilent… A l’entrée du village, un autre voyageur à vélo est posé à l’ombre, à côté de son vélo-cargo que je prends d’abord pour un tandem. On discute un peu. Il roule depuis mars, sans objectif précis… et puis, on joue les touristes, parce qu’on ne peut pas ne pas déambuler sur les pavés des ruelles médiévales. A midi, on déjeune en terrasse, de bonnes tartines et de belles salades. On remarque les parfums des gens eau de toilette, crème, tabac..., totalement absents lorsque nous sommes dans la nature. On oublie presque nos téléphones mis à charger dans le bar… et on retourne à nos vélos pour un clopet-carnet de bord. Arrive un autre bikepacker, avec qui on papote aussi itinéraire, matos… comme d’ temps est beau, pas trop chaud et les 28 petits km qui nous attendent ne s’annoncent pas techniques. Grand bien nous fasse ! On roule bien, à travers le causse. On passe au Cros déjà?!, on arrive au Caylar déjà?!, avant lequel le topo nous enjoint à faire une pause amicale et photographique avec les animaux du parc animalier »… mais ça va pas ta tête ? On a aperçu des grandes cornes de zébu… et c’était bien. Au Caylar, quelques courses pour le soir, une terrasse bien tentante… mais non… et on repart !Le balisage est à nouveau digne de ce nom et nos montures galopent, grimpent un peu dans la forêt, ralentissent dans des passages sablonneux… ça commence à sentir la mer ! On laisse le temple bouddhiste sur notre droite, à 2’ mais fermé, et on descend à Roqueredonde, où on peut faire le plein d’eau, non pas au cimetière trop loin, trop bas, mais dans le WC public où on trouve un tuyau d’arrosage. Pas de camping proche, le seul gîte d’étape est complet et il faudrait qu’on déniche un spot qui ne nous éloigne ni l’une ni l’autre de nos itinéraires du lendemain, car oui… ils se sépareront… F. pense qu’on peut demander à la ferme du Mas de Grèzes, l’autorisation de planter la tente dans un pré. La mamie sourde appelle son fils qui accepte très gentiment et nous indique un pré parfait pour camper, avec la rivière en contrebas. Le rituel du soir se déroule sans accroc toilette de chat, pique-nique, quelques sms, carnet de bord, dodo… et le pneu arrière est enfin tranquille à nouveau ![J18 - 26 juillet 2021 – de Roqueredonde au Lac du Salagou 66km et 1100 D+]On ouvre les yeux avant 6h45, heure de la sonnerie du réveil. Ce matin, F. ne doit pas rater son bus et moi, j’ai une grosse journée devant moi. On se prépare efficacement, on décolle ensemble et on se sépare sur la petite route, sans effusion, mais non sans émotion pour moi notre duo s’est bien trouvé et nous donne envie de recommencer. Pour moi, rouler avec F. a inséré un voyage dans le voyage, une avancée à deux incluant elle-même un chouette moment à 3 dans mon périple en solitaire… une sorte de parenthèse bienfaisante et active, dans la durée totale du monte doucement, je récupère le tracé, le balisage est toujours au top ! Que c’est reposant… Je passe devant des communautés, longe de vieilles bâtisses décorées, une grande toile tendue au-dessus d’une cour, des potagers, dont la Communauté de l’Arche à La Fleyssière, dont nous a parlé le bikepacker de La Couvertoirade, puisqu’il en venait. Puis, je savoure le plat sur une large piste à flanc de montagne, qui surplombe la vallée du Gravezon. Joncels est très beau, l’eau de la fontaine est potable et m’invite à faire un petit plein. Je comprends le sens du mot calade » car c’est par un tel sentier que j’arrive dans le village un chemin empierré de larges dalles Lunas vers 10h, j’achète une pomme, une nectarine et un pain au chocolat à l’épicerie, où l’épicière me parle des résultats des JO je débarque complètement dans cette actualité dont je n’avais pas connaissance... Je me pose ensuite au café pour un 2e petit-déjeuner. Je peux même retirer 40€ en espèces auprès du buraliste en réglant mon thé. Quand je sors des toilettes, un client au comptoir dit d’un ton blagueur Attention, v’là l’Express ! » Je reprends la route, me photographie devant le totem GTMC, trouve que j’ai l’air un peu fatiguée, alors que je me sens bien en forme, et grimpe vers le plateau, dans de la caillasse qui dérape. Mes pneus mixtes et sûrement un peu trop gonflés ne me simplifient pas la tâche. Je m’accroche. La chaleur s’ descends sur Dio et son joli château et remonte en face dans la terre ocre. Le paysage se métamorphose vite. Les vignes apparaissent et couvrent de plus en plus certaines collines. Et ça grimpe à nouveau, assez longtemps je trouve, contrairement à ce qu’annonce le topo… pour finir par suivre une ligne de crête très belle et basculer dans l’ocre du Salagou qui m’attend au bout de cette étape. Ensuite, je pédale sur une petite route qui monte à Brenas. Je m’arrête à l’ombre, manger les fruits achetés à Lunas, et de la pâte d’amande. Je traverse Malavieille et aperçois le lac au loin !Le vent atténue un peu la chaleur. L’aridité des paysages, les cactus qui hérissent les talus, donnent une impression de far-west. J’hésite quant au choix du camping bivouaquer me semble impossible il y a du monde par-tout! et finis par me décider pour le camping principal qui se situe sur mon itinéraire et m’évite un détour. La piste le long du lac est un parcours de cross, avec creux et bosses à gogo !Le retour à la civilisation est abrupt. Le camping est grand, chargé, cher, pour un emplacement tout sec et peu ombragé, pas de PQ dans les toilettes, mais des sacs à crotte pour les chiens !!! Bref… j’apprécie tout de même la douche et la sensation d’être propre à nouveau. J’apprécie aussi la bière au bar et m’amuse du barman qui me fait à la fois penser à un ami et à un élève un savant mélange des 2 ! Je me régale ensuite d’un dîner improvisé au bord du lac, moins fréquenté pain frais, tomate, chèvre, figues fraîches, yaourt, pêche… dans la lumière du couchant, en observant les voiles de kitesurf et après avoir trempé mes jambes dans l’eau. Une famille arrive et s’installe lentement, avec chaises, table la grand-mère reste sur le bord, une femme plus jeune se baigne tout habillée, et les filles ados sont en maillots, bras dessus bras dessous, les cheveux au vent… c’est beau… le plus jeune est un petit garçon de 3 ans environ, la pelle à la main, inconsolable car désespéré de ne pas trouver de sable pour jouer…Bien sûr, ce soir, c’est karaoké »… et à ma grande surprise, je m’amuse, couchée dans ma tente, à écouter les voix qui se coulent plus ou moins habilement dans les chansons choisies, voire à chantonner moi-même… à 22h, la soirée s’achève et je peux m’endormir dans un calme retrouvé… Contente aussi de savoir F. revenue sans encombre à sa voiture.[J19 - 27 juillet 2021 – du Lac du Salagou à Pézenas 64km et 910 D+]Prête à 8h pour un petit-dej au bar, servi par le toujours aussi amusant barman mi-ami-mi-élève. Un beau sourire et un Bravo » d’une gentille dame qui passe devant moi, sa baguette sous le bras. Puis, direction Clermont-L’Hérault qui est à quelques encâblures et la route se redresse déjà, sans difficultés majeures. Là-haut, c’est beau, aride, désertique, minéral, avec des tas de pierres, des abris, des vestiges, des chevaux sauvages et… une petite erreur d’aiguillage. Le balisage est tellement efficace que quand je ne le vois plus, je sais que je fais fausse route… en l’occurrence descendante. Stop ! Une bergerie me donne l’espoir de trouver quelqu’un à qui demander, mais à part les brebis et 3 chiens, personne. Je décide de remonter et retrouve le balisage une flèche à droite » m’avait échappé ! Je suis rassurée et contente de ne pas être descendue sur le mauvais versant… et de m’être bien débrouillée, juste en observant et en réfléchissant, sans passe le village de Péret en contre-bas et puis le chemin se cabre à nouveau, avant de plonger sur de la bonne caillasse parfois… pas V3- pour rien. Passage à Cabrières, avant de m’engager sur une piste qui grimpe d’abord gentiment vers les ruines de Tibaret, lieu rattaché à une ancienne Commanderie Templière, et se termine dans une montée ultra raide et bourrée de pavés… je ne passe pas autrement qu’à pieds… surtout dans cette fournaise mon thermomètre indiquera 38,8° dans la journée. La bascule dans la descente qui suit n’est pas de tout repos non plus !A ma grande surprise et pour mon plaisir naïf, la huppe fasciée surgit parfois des bois et me montre le chemin. J’arrive à Neffiès vers 12h30, pensant pouvoir m’y restaurer mais TOUT est fermé, alors qu’on est mardi… ? et la chaleur est accablante. A côté de l’église, je distingue des personnes attablées sur leur terrasse, derrière une palissade ajourée… Je m’excuse de les déranger et leur demande s’il y a une fontaine dans le village et si quelque chose est ouvert pour acheter à manger. Ils ont un peu pitié de moi, m’indiquent la fontaine et m’offrent un sandwich au jambon avec du beurre, une tomate et une banane !… que je ne refuse pas… et que je vais manger à l’ombre de l’église. Je suis touchée par leur générosité et leur gentillesse… tout en me demandant s’ils auraient réagi de la même manière, si j’avais été un homme, en guenilles…Je repars vers 14h. La chaleur continue de sévir mais j’ai encore des km devant moi et je suis motivée pour avancer. Je traverse Caux et continue de zigzaguer entre les vignes, de monter, descendre… le topo avait bien prévenu Apprêtez-vous à gravir des collines les unes après les autres ». L’arrivée à Pézenas me plonge dans une ville aux maisons bourgeoises, aux hôtels particuliers et aux jolies ruelles agréables à traverser. Je m’installe au camping, un peu excentré, et retourne avec mon vélo allégé, flâner dans le centre-ville, boire un verre de vin après toutes ces vignes côtoyées, il me fallait bien goûter!, dîner, place Gambetta, face à la Maison Consulaire, d’un menu Terre et Mer »… et assister à un spectacle ambulant contant le lien de Molière à la dernier jour…[J20 - 28 juillet 2021 – de Pézenas au Cap d’Agde 74km et 420 D+]A 3h du matin, il commence à pleuvoir… dans un 1/2 sommeil, je rêve qu’il faut évacuer le camping, que tout est inondé, dévasté... l’horreur…Il est 7h quand une accalmie m’encourage à sortir du duvet et à me préparer. Tout est prêt dans la tente mais la pluie retombe de plus belle… j’attends, j’écoute, j’observe, je réfléchis. Pour le dernier jour ! Cette pluie inattendue est un comble ! Et je me sens un peu coupée dans mon élan, si près du but ! Si ça continue, je vais à Castelnau-de-Guers par la route et je shunte l’étape du matin qui fait une boucle de 36km, alors qu’entre Pézenas et Castelnau, il n’y a que 3 ou 4km par la route !Les gouttes ralentissent. Je rapatrie mes affaires au sec, sous le porche, à côté de l’accueil. C’est là que je vais apprendre le nom de la huppe fasciée, grâce à une affiche sur les oiseaux. Je charge le vélo tranquillement. A 9h30, je peux partir, avec au-dessus de la tête, un ciel qui se troue de peux donc suivre le parcours prévu, m’arrête à Montagnac acheter quelques fruits sur l’étal d’une maraîchère, roule sur un très beau single entre les pins, traverse des vignobles jalonnés de sculptures, me fait plaisir dans les reliefs ocres. A Castelnau, rien d’ouvert à nouveau ! J’ai la poisse ou quoi ? J’arrive juste à boire un Perrier tranche à l’unique café sur le bord de la route, où le gérant ne fait plus de repas à cause du Covid personne ne venait plus, il devait manger ce qu’il préparait, ce qui n’a pas réussi à son ventre, en effet bien rebondi. Je grignote donc fruits et pâte d’amande, et repars vers mon passage, deux petits garçons, accoudés à une fenêtre, crient Le Tour de France ! », sur une boîte aux lettres Pas de pub, que des lettres d’amour ! », sous une autre, un peu haute, un parpaing, pour J’aime ces détails…Je trouve le moyen de me paumer après Florensac… on ne rit pas… c’est que ça roule trop vite ! et je me retrouve dans un cul-de-sac, devant une grille, une grande maison, une voiture garée derrière, et des personnes. La femme vient vers moi et appelle son fils qui fait du VTT et connaît bien les chemins alentours. Ses indications me permettent en effet de retrouver mon chemin, pas si loin merci Noé !Je parviens assez rapidement au Canal du Midi, à l’Hérault et à Agde ! La ville semble belle, j’hésite à faire une pause… et puis non, arriver me donne envie de continuer ! Le Cap est encore à une dizaine de km de là, je cherche un peu les flèches rouges que je remercie d’apparaître et qui me permettent d’appuyer sur les pédales et de lâcher les freins. J’essaie de ne pas me laisser agresser par les attractions aquatiques, la foule en maillots de bain, les toboggans multicolores, les scooters des mers, les bateaux qui tractent des bouées géantes, les cris, les pleurs, les chiens en laisse, les appartements en ribambelle...Dans les derniers mètres, je reçois encore un Bravo ! » d’un beau gars bronzé qui le sait. Et à 16h, les 4 totems du terminus de la GTMC se dressent devant moi. Si on regarde vers la mer, l’endroit est plutôt beau… avec la plage de la Grande Conque en contrebas. Par chance, l’appart de mon amie est juste à côté. Je suis heureuse d’y trouver une bulle de calme, où je peux réaliser que le voyage est terminé, que j’ai réussi !Je file sur le port, sature très vite à nouveau de la foule et des boutiques, mais finis par trouver une terrasse où je me sens bien, un peu à l’abri, et où je peux fêter le défi relevé avec une bière et une belle glace !Le soir venu, je descends sur la plage au sable volcanique… que l’eau est bonne… et que c’est bon de nager après avoir autant pédalé ! Tout ça pour un plouf dans la Méditerranée ![Retour en vélo-train-vélo – 31 juillet 2021 – De Agde aux Chirouzes]Je reste 2 jours au Cap, où je me promène à vélo, trouve une plage un peu moins blindée les coquillages sont moins prisés que le sable pour exposer mon bronzage cycliste et me baigner. Je laisse aller le temps et mes pensées… me dis que je vais devoir me préparer à la suite, à revenir dans une autre réalité, un autre rythme… La veille de mon départ, je libère l’appartement et pédale jusqu’à Agde que je visite sommairement, avant de m’installer à l’hôtel où je passerai ma dernière nuit, avec mon vélo dans la chambre. Je profite de l’après-midi pour filer le long de l’Hérault et découvrir la plage de la Tamarissière, censée être un peu plus sauvage »… bon… quelques pins et herbes de dune, mais que de monde à nouveau… et que de déchets… Un père montre un coquillage à son fils, quand je ne vois que détritus, plastique… désespérant… Sur la plage, je me trouve un brin d’ombre, à l’abri d’un buisson à longues feuilles en plein soleil, je n’aurais pas tenu. L’eau est claire et agréable. Je supporte la foule. Je rentre vers 16h, me pose dans la fraîcheur de la chambre, retourne dîner en ville et m’offre un plateau de fruits de mer, en guise de lendemain, je me réveille à 5h et pars dans la nuit. Le grand portail de l’hôtel est fermé, mais le portillon à sa droite est ouvert, comme exprès pour moi. Une voiture s’arrête au Stop juste devant moi et laisse traverser un hérisson ! La journée commence bien ;- Mon train de 5h59 est à l’heure. A Nîmes, ma correspondance me laisse le temps d’un petit-dej en terrasse, et même de jouer sur le piano de la gare. J’arrive vers 12h30 à Brioude, après un voyage sans encombre, et enfourche ma bécane pour les derniers petits km qui me séparent de la maison. J’avale la côte, qui me donne du fil à retordre d’habitude, sans rechigner ah bah, j’aurai pas fait la GTMC pour rien ![Bilan du voyage…] Côté chiffres En tout, j'ai parcouru 940km et 17 000m de dénivelé, en 20 jours, sur un itinéraire de difficulté V2- à V3+, avec quelques passages techniques V4/V5En moyenne, j'ai roulé 4h/jour, à 11km/h, donc environ 47km/jourJ'ai pédalé sur un VTT semi-rigide de 12kg, avec un chargement de 10 à 12kgJe n’ai rencontré aucun problème techniqueLa météo m’a offert un bon échantillon de tout son catalogue, hors neige et grêleJ’ai dormi 5 nuits en dur », 5 en bivouac, 9 en campingCôté sentiments, sensations, émotions, impressions Je n’ai pas accumulé de fatigue, ni physique, ni psychologique. Probablement parce que j’ai correctement évalué ce dont je me sentais capable et que mon plan de route m’a donné un rythme qui m’a convenu avancer, sans forcer, en profitant des paysages, sans pression… pour voyager, plus que pour accomplir une performance. Probablement aussi parce que je me suis bien préparée vélo, matériel, itinéraire, sacoches, sorties régulières, variées, progressives… Ma motivation, mon humeur et ma forme ont été stables et constantes. La présence de F. et de C., en milieu de périple, y a bien contribué. Ainsi que de bonnes nuits d’un sommeil revanche, j’ai accumulé de l’endurance ! Je le remarque de façon flagrante quand je remonte maintenant sur le vélo pour les parcours que je connais près de chez moi ! Mais je dois me réhabituer à piloter un vélo nu et léger, rien à voir…J’ai aimé retrouver le rapport particulier à l’espace et au temps, découvert l’an dernier en suivant la Loire. Parcourir une géographie d’abord connue, de Clermont-Ferrand jusqu’au Mont Mouchet, en gros… puis nouvelle, des Cévennes jusqu’à la Méditerranée… est un plaisir singulier, surtout quand on accède aux lieux à vélo, à la seule force de son corps, à la vitesse de ses jambes…J’ai aimé la paix que me procure un tel voyage je suis seule, me déconnecte d’internet pas de mails, pas de facebook, me coupe de l’actualité covid, annonces ministérielles…… c’est comme une cure detox… beaucoup plus sportive et moins méditative que la Loire l’an dernier… un temps durant lequel je ferme certaines portes écrans, boulot... et en réouvre d’autres nature, rencontres...…Bien sûr, j’ai conscience que c’est un luxe… qu’il faut pouvoir se l’offrir… avoir le temps, l’argent…Consciente aussi que l’accueil que j’ai reçu, les rencontres que j’ai faites aucune mauvaise, ont été agréables et positives, du fait que je suis une femme qui roule seule. Dans le train du retour, un gars, seul à vélo, avec du bordel dans une remorque un peu pourrie, m’a abordée et raconté ses galères… il s’est fait jeter de campings, de restos… bon… je n’avais pas tous les éléments, et seulement sa version, mais… moi, je n’ai pas vécu ça. Avec F, on se faisait cette réflexion aussi toutes les marques d’intérêt témoignées n’auraient sûrement pas existé si on avait été 2 mecs. Ce serait chouette qu’on s’habitue à voir autant de femmes que d’hommes à vélo, en voyage, en autonomie, et que le genre ne fasse plus de différence là non plus...
Réparation des amplificateurs Concepts, amplificateurs, enceintes acoustiques © Pascal Chour2006-2017 Introduction Un amplificateur est un équipement électronique assez simple dont la plupart des réparations sont à la portée d'un amateur un minimum outillé. En dépit de cette simplicité, les cas de pannes possibles sont très nombreux. Multipliés par le nombre de montages possibles, proposer un guide pour le dépannage peut sembler une gageure. Toutefois, comme souvent, il existe quelques pannes typiques qu'il est bon de connaître afin de ne pas perdre de temps dans la recherche et si les montages diffèrent, un minimum d'intuition et de connaissances de l'électronique permettent de transposer une description donnée à titre d'exemple aux cas réels. Du moins, je l'espère... Comme dans tous les cas de dépannage, il faut se dire que sauf défaut de conception énorme, l'appareil a fonctionné un jour. Dans ces conditions, la découverte de la panne et sa résolution doivent remettre l'appareil dans un état fonctionnel. Toutefois, il existe un cas où cette affirmation est fausse. C'est lorsque le réparateur passe derrière un bricoleur qui a changé au petit bonheur certains éléments de l'amplificateur et qui de ce fait a introduit une panne. Le réparateur aura beau réparer, l'appareil retombera en panne du fait de l'élément modifié par le bricoleur. Une observation attentive de l'appareil permet en général de savoir si quelqu'un est intervenu avant vous et un peu de jugement permet de vérifier si cette intervention semble crédible ou paraît farfelue. Enfin, une hantise du réparateur qu'il faut avoir en tête la panne multiple. Couplée au phénomène du bricoleur passé avant vous, remettre en état l'appareil peut vous occuper quelques longues soirées d'hiver. Une autre hantise est la panne intermittente. Une approche rationnelle de recherche de la panne peut souvent permettre d'en venir à bout mais pas toujours. Dans ce cas, une seule solution, laisser l'appareil tomber en panne. Malheureusement, c'est parfois long et ce n'est pas sans risques pour lui. Outillage L'outillage souvent nécessaire à la réparation comporte l'outillage de base tel que tournevis, pince à bec, pince coupante, etc. un fer à souder. un multimètre numérique ou analogique. un oscilloscope souvent utile, pas toujours indispensable. Un modèle analogique disposant d'une bande passante de 1x5Mhz peut faire l'affaire. Un classique 2x10Mhz ou plus est parfait. parfois, un transistormètre et un capacimètre. un produit destiné au nettoyage des contacts. une source de signal tel qu'un générateur BF signaux sinusoïdes et carrés, 20Hz à 20kHz ou à défaut, une source telle qu'un lecteur de CD par exemple. une ou plusieurs enceintes acoustiques ou un haut parleur sachant qu'il existe un risque faible mais réel de destruction de ces éléments selon la panne et la façon dont on procède. éventuellement, une ou plusieurs résistances de puissance 8 ohms, 50W. Un truc utile et facile à fabriquer voir schéma ci-dessous ce montage vous permet de tester votre amplificateur en limitant le courant en entrée. Utile lorsque les fusibles sautent sans arrêt ou lorsque les transistors de puissance dégagent dès la mise sous tension. La limitation de courant permet d'éviter le problème et de pouvoir faire des observations sous tension. Si la lampe s'allume, c'est qu'il y a un court-circuit quelque part. Attention, ce schéma n'est valable qu'avec des lampes à incandescences pas des lampes à économie d'énergie. Les principaux constituants d'un amplificateurs Un amplificateur est généralement constitué voir photographie d'un amplificateur Marantz PM80 1-D'un bloc d'alimentation. 2-D'un préamplificateur avec ses organes de commutation et de réglage. 3-D'une partie amplification de puissance. 4-D'un câblage reliant le tout lorsque les connexions ne sont pas intégralement faites par circuit imprimé. Figure 1 Intérieur d'un amplificateur Marantz PM80 L'alimentation survol L'alimentation comporte le câble secteur, l'interrupteur de mise sous-tension ou un relais en cas de télécommande, un fusible secteur, un ou plusieurs transformateurs, le redressement, le filtrage constitué d'un ou plusieurs condensateurs chimiques de 2000µF à 20000 µF et parfois, de fusibles sur la ligne basse tension. On peut aussi rarement y trouver des selfs visant à parfaire le filtrage. Le plus souvent, la partie redressement et filtrage se compose d'un simple pont de diodes ou parfois, des diodes en éléments discrets et de condensateurs. L'alimentation peut être symétrique +/- par rapport à une masse ou simple + par rapport à une masse. Cela a une influence sur l'étage de sortie. Sur les amplificateurs Hi-Fi à transistors, les tensions d'alimentation courantes peuvent fournir pour les alimentations symétriques, de l'ordre de +/- 24V à +/-50V pour les alimentations simples, de l'ordre de 35 à 70V. Les courants consommés sont de l'ordre de plusieurs ampères en basse tension à pleine puissance cas des amplificateurs en classe AB ou B ou à vide cas des amplificateurs en classe A. Cas particuliers Certaines alimentations sont régulées et stabilisées. C'est courant en classe A, rare en classe AB. Ce type d'alimentation est plus facilement sujet à panne que le simple redresseur et filtrage. Dans certains amplificateurs récents, l'alimentation est à découpage. Bien que généralement solide, ce type d'alimentation est lui aussi sujet à panne. On reconnaît ce type d'alimentation, en particulier, au fait qu'elle est généralement dans un boîtier assurant blindage et qu'il n'y a pas de gros transformateur, Parfois, l'alimentation comporte une partie non régulée pour l'alimentation des étages de puissance et une partie régulée pour l'alimentation de certains sous-ensembles préamplificateur, commutation.... Parfois, la partie non régulée alimente directement la partie régulée. Dans d'autres cas, c'est une sortie particulière du transformateur qui ira sur une platine comportant les composants de redressement, filtrage et régulation. La régulation peut se faire en éléments discrets ou avec des régulateurs intégrés ça dépend de l'age de l'amplificateur, par exemple, type 78XX ou 79XX. Souvent mais pas toujours le courant consommé par les étages concernés par cette alimentation est très faible, les transistors de puissance du régulateur ou les régulateurs intégrés sont munis de petits radiateurs. Ne pas confondre ces éléments avec les éventuels transistors d'attaque de la partie amplification de puissance. Généralement, tous les éléments constituant l'alimentation de l'amplificateur sont regroupés autour du transformateur. Figure 2 Alimentation stabilisée basses tensions et courants faibles d'un amplificateur Marantz PM80 Les pannes classiques d'alimentation sont les fusibles coupés. Il va de soit que ces éléments doivent être remplacés ils sont parfois soudés ! et qu'avant toute mise sous tension, il faut préalablement s'interroger sur les raisons qui ont fait fondre les fusibles. l'interrupteur marche-arrêt hors service HS. Le remplacement de l'interrupteur permet de remettre l'amplificateur en service. le relais HS sur certains amplificateurs. Le nettoyage des contacts du relais avec de la toile émeri permet parfois le remettre en service. Le plus compliqué dans ce cas est de pouvoir le démonter. Sinon, le relais doit être remplacé. Pour les tests, on pourra envisager de court-circuiter les contacts de commutation pas ceux de l'alimentation du relais !. Plus rarement les condensateurs de filtrage sont en mauvais état. Dans certains cas, ils sont encore fonctionnels mais un fort bruit de 100 Hz ou un bruit de fond de friture indiquent qu'ils vont bientôt rendre l'âme. Il faut les remplacer sans tarder. Dans d'autres cas, ils sont en court-circuit. C'est une des raisons qui font que le fusible secteur a fondu pas forcément les fusibles de la partie basse tension. le transformateur coupé ou en court-circuit. S'il ne s'agit pas d'un défaut de fabrication, alors cela signifie une panne grave du reste de l'électronique avec probablement, un fusible mal dimensionné dans le circuit d'alimentation. Quelqu'un est passé avant vous et a fait une réparation de fortune qui a fait plus de mal que de bien. Néanmoins, avant d'incriminer le transformateur, vérifiez s'il n'est pas équipé d'un fusible thermique. Ce fusible se trouve dans la partie bobinage. Il n'est pas toujours facile à trouver et il faut retirer l'isolant qui recouvre le bobinage. Pour les tests, vous pouvez le court-circuiter mais en prenant des précautions s'il a claqué, c'est qu'il y a une raison. Et comme la raison n'a pas disparue, vous risquez de détruire le transformateur. les diodes de redressement. Celles-ci sont généralement largement dimensionnées. Une panne du redressement laisse à supposer un problème de même nature que celui mentionné pour le transformateur. Les cas particuliers l'alimentation à découpage. Sauf cas rares, elles sont difficilement réparables. S'agissant d'appareils récents, le mieux est probablement de la changer. Néanmoins, jetez un oeil sur les condensateurs chimiques à remplacer si besoin par des modèles équivalents, 105°, faible résistance interne. L'alimentation régulée et stabilisée. Les pannes classiques sont Le ou les transistors ballast HS. Le régulateur ou la régulation HS. Généralement, une alimentation à découpage HS ne délivre plus de tension en sortie. C'est un moyen de vérifier si elle est fonctionnelle ou non. Par contre, une alimentation stabilisée HS aura tendance à fournir la tension maximale avant régulation après le redressement et le filtrage. Les dégâts dans le reste de l'électronique peuvent alors être importants si celle-ci est dimensionnée pour ne supporter que la tension stabilisée par exemple, dimensionnée pour supporter 50 V alors que la tension non stabilisée est de 70 V à vide. Pour 50V, les condensateurs chimiques choisis tiendront en général 63V ce qui s'avérera insuffisant en cas de panne de la stabilisation. Pour malheur, un condensateur tenant 63V peut généralement tenir 70V un certain temps avant de rendre l'âme. Cela laisse le temps à la panne de bien s'installer. Le préamplificateur La partie préamplificateur si elle existe se trouve généralement en façade et comporte les réglages de volume, tonalité, balance... ainsi que la commutation marche arrêt, sélection des entrées et sorties, commutation pour le magnétophone . Figure 3 Face avant d'un amplificateur Marantz PM80 Une partie du préamplificateur se trouve généralement en face arrière il s'agit des connecteurs d'entrées CD, AUX, PHONO... et de sortie MAGNETOPHONE, LINE OUT.... Figure 4 Face arrière d'un amplificateur Marantz PM80 La liaison entre ces connecteurs en face arrière et les commandes en face avant peuvent se faire de plusieurs façon toron de câbles blindés reliant les connecteurs au circuit imprimé en face avant ou directement, aux commutateurs. Circuit imprimé allant de la face arrière à la face avant. Circuit imprimé au plus près des connecteurs comportant une commutation mécanique ou électromécanique commandée par des commutateurs situés en face avant. Cette dernière solution est généralement adoptée sur les amplificateurs de bonne facture. Lorsque l'amplificateur comporte une entrée PHONO, le préamplificateur RIAA se trouve normalement au plus près de cette entrée. Les pannes de préamplificateurs sont rares. Il s'agit le plus souvent de potentiomètres encrassés. Un nettoyage avec un produit adapté règle le problème. De potentiomètres HS. Leur changement règle le problème. De contacteurs encrassés ou HS. Leur nettoyage ou leur changement lorsque l'on trouve le bon modèle règle le problème. D'une prise Jack sortie casque HS. Dans certains amplificateurs, le fait d'insérer un Jack dans la prise coupe automatiquement les sorties haut-parleurs. Du fait de la construction de ces prises, le risque de mauvais contact ou pire, de court-circuit est à prendre en considération. Un amplificateur peut ne pas avoir de préamplificateur, du moins pas tel qu'il a été décrit ci-dessus. Les entrées de l'amplificateur sont directement reliées aux entrées de l'électronique amplificatrice de puissance. Parfois, ces entrées passent par des potentiomètres ajustables situées généralement près des prises d'entrées ou par un potentiomètre en façade. Les cas de panne de cette partie sont donc simples potentiomètres HS ou encrassés. Le changement de potentiomètre ou leur nettoyage permettent d'effectuer la réparation. Remarque sur les sorties casques celles-ci peuvent avoir leur propre amplificateur cas des amplificateurs de bonne facture, l'amplification casque est alors parfois en classe A avec éventuellement, un bouton de volume dédié ou recueillir le son à la sortie de l'électronique de puissance. Dans ce cas, des résistances de puissance 2 W généralement se trouvent en série avec le signal. Pour ce type de montage, il est utile de vérifier l'absence de court-circuit dans cette partie du câblage et au niveau de la prise Jack elle-même. Le câblage Il peut paraître surprenant de considérer le câblage comme composante d'un amplificateur. Toutefois, cet élément paraît tellement passif que l'on omet parfois de le vérifier alors qu'il peut être la cause de pannes simples. D'une manière générale, vérifier soigneusement les soudures, toute absence de court-circuit ainsi que tout câble éventuellement déconnecté. L'auteur a séché pendant un certain temps sur une panne d'amplificateur qui fonctionnait mais mal pour s'apercevoir qu'au final, un câble de masse dans une nappe était cassée ce qui faisait que l'amplificateur fonctionnait mais sans référence de tension alimentation symétrique. L'amplification de puissance Celle-ci est assez facile à repérer du fait de la présence de radiateurs sur lesquels se trouvent les transistors de puissance ou les circuits intégrés parfois, un seul. Figure 5 Transistors de puissance d'un amplificateur Marantz PM80 L'étage de puissance se compose généralement d'une partie amplification de tension transistors ou circuit intégré et de transistors de puissance. Parfois, il s'agit d'un seul circuit intégré, éventuellement en technologie hybride. Les pannes les plus courantes sont la coupure des éventuels fusibles de sortie. Ils sont à changer mais pour autant, il faut effectuer des vérifications complémentaires avant de remettre l'amplificateur sous tension. La cause de coupure la plus fréquente est la mise en court-circuit des sorties HP. Parfois, il s'agit d'un court-circuit dans les transistors de puissance. Ce court-circuit peut avoir été provoqué pour des raisons internes transistor défectueux ou mal dimensionné ou suite à un court-circuit dans les sorties HP le fusible n'a pas réagit assez vite, cas courant. Les transistors de puissance HS. Généralement, des résistances de puissance dans la ligne de sortie auront été carbonisée. Le ou les relais de temporisation et protection des haut-parleurs HS lorsqu'il y en a. Les problèmes de câblage voir précédemment. La commutation des sorties HS voir précédemment. Plus rarement un condensateur de sortie coupé ou en court-circuit on trouve ce condensateur dans les amplificateurs disposant d'une alimentation simple, valeur de l'ordre de 2000 micro farads. Les éventuels transistors drivers des transistors de puissance HS. La partie préamplificateur de tension. Les pannes d'amplificateurs les plus courantes se situent dans la partie amplification de puissance. Autoprotection des amplificateur Amplificateur ne disposant pas d'un dispositif de protection électronique Sur les anciens amplificateurs, la gestion de la protection se résume à des fusibles. Ces fusibles se trouvent au minimum, sur la ligne d'alimentation primaire du transformateur et parfois aussi, sur le secondaire; Lorsque ces fusibles sont coupés, l'amplificateur ne s'allume pas. Souvent, des fusibles sont également placés sur les lignes de sortie des haut-parleurs pour prévenir les court-circuits ou les surintensités impédance des haut-parleurs trop faible. Dans ce cas, l'amplificateur s'allume mais aucun son ne sort. Malheureusement, les fusibles sont souvent moins rapides que les transistors ce qui a fait dire à certains que les transistors de puissance sont là pour protéger les fusibles... Dans ces cas de figure, on ne peut pas parler de "mise en protection" de l'amplificateur car généralement, il n'y a pas de signalisation d'un problème en façade. Le meilleurs point d'entrée dans ce guide de réparation pour ces situations est 33. Amplificateur disposant d'un dispositif de protection électronique analogique Dans les années 1970-1980, les dispositifs de protection des sorties par relais se sont généralisés sur les amplificateurs de bonne facture. Le dispositif le plus habituel détecte la présence d'un courant continu, signe que les transistors de puissance sont en court-circuit. Ces dispositifs ne sont donc pas là pour protéger l'amplificateur bien qu'ils y contribuent mais pour protéger les enceintes. Souvent, ce dispositif est également couplé à une détection de surintensité. Celui-ci est activé, lorsque l'enceinte est en court-circuit ou que son impédance est trop faible. Dans ce cas, ce mécanisme protège efficacement les transistors de puissance. Enfin, certains amplificateurs sont également équipés d'un dispositif qui coupe les sorties lorsque les transistors de puissance chauffent trop. Il s'active généralement lorsqu'on utilise l'amplificateur à forte puissance pendant trop longtemps dans un environnement inadapté pas assez de refroidissement. Dans tous ces cas, on peut alors signaler le défaut, par exemple par l'allumage d'une LED en façade et ont dit alors que l'amplificateur "s'est mis en protection". Cette signalisation est possible parce que ces dispositifs ne coupent pas l'alimentation principale. Lorsque cette signalisation visuelle n'est pas présente, on peut entendre le "clic" du relais qui coupe les enceintes, ou plus souvent, qui les mets en service. En effet, ces relais de sortie servent également à protéger les enceintes lors de la mise sous tension de l'amplificateur en introduisant une temporisation quelques secondes avant de connecter les enceintes à la ligne de sortie, le temps que l'électronique interne se stabilise. Pour récapituler, les pannes en cas de mise en protection de l'amplificateur dans ces différents cas de figure sont Transistors de sortie en court-circuit, ou condensateur de sortie en court-circuit. Si la panne intervient durant une audition à fort volume, idem que le cas précédent ou surchauffe. Dans ce dernier cas, l'amplificateur doit refonctionner une fois que la température a baissé. Si l'amplificateur est équipé d'une ventilation mécanique ventilateur, on vérifiera que ce ventilateur est bien connecté et qu'il fonctionne. A noter que le ventilateur peut n'être déclenché qu'à partir d'une certaine température. On vérifiera donc le fonctionnement du ventilateur hors ampli en l'alimentant directement et ensuite, on vérifiera que la mesure de la température et le déclenchement du ventilateur fonctionnent correctement. Enceinte / prise de raccordement en court-circuit ou impédance des enceintes trop faible. Module de protection en panne. Ca arrive mais c'est très rare. Enfin, comme toujours, il y a les éventuels problèmes de soudure sèche et câblages défaillants tels que décrits dans ce guide. Amplificateurs disposant d'une gestion par microprocesseur et/ou d'une télécommande Les amplificateurs disposant d'une télécommande doivent rester en veille pour détecter la mise en route par la télécommande. Cette mise en veille se fait généralement par un petit transformateur auxiliaire qui alimente le récepteur infrarouge, le système de décodage des commandes et un relai qui commande l'alimentation de puissance de l'amplificateur. Cette circuiterie peut tomber en panne. Dans ce cas, l'amplificateur ne s'allume pas. On vérifiera en premier lieu l'alimentation du dispositif de mise en veille fusible, transformateur, etc. et le relai qui commande l'alimentation de puissance de l'amplificateur. Je n'ai jamais eu le cas d'un circuit de décodage de la télécommande en panne mais on ne peut exclure que cela arrive. Ces amplificateurs disposent généralement d'une protection électronique du même type que celle décrite précédemment. Parfois, une partie de cette protection est réalisée par l'électronique de puissance elle-même lorsqu'on a à faire à des circuits intégrés. Détection de température et de surintensité. La gestion par microprocesseur peut permettre la détection d'autres pannes que celles précédemment décrites, par exemple, un défaut dans l'alimentation. Dans ce domaine, l'imagination est potentiellement sans limite et il est impossible de décrire tous les cas de figure. Mais rappelons le, les pannes les plus courantes restent celles décrites au début de ce guide. Lorsque l'on dispose d'un afficheur, le microprocesseur peut indiquer un code permettant de savoir d'où vient la panne. Il faut alors se référer à la documentation du constructeur pour connaitre la signification de ce code. Réparations premières observations L'amplificateur est supposé en panne. Il est supposé stéréo et de classe AB dans un premier temps, débrancher les hauts parleurs et les entrées de l'amplificateur. Ne pas tenter de le mettre sous tension. ouvrir l'amplificateur. Sur beaucoup de modèles japonais, un capot métallique en U est vissé sur la carcasse par deux ou quatre paires de vis sur les cotés et parfois, par une ou plusieurs vis à sur la face arrière. Sur d'autres modèles, il faut parfois faire preuve d'un peu de jugement pour déterminer la façon dont il se démonte. certains amplificateurs ont également un fond démontable. Si c'est le cas, il peut s'avérer utile de le démonter. commencez par observer l'intérieur. S'il est poussiéreux, nettoyez le avec un pinceau. Cette phase d'observation est importante car elle permet très souvent de détecter d'éventuels composants douteux résistances carbonisées, condensateurs éclatés ou explosés... ou un problème de câblage. changez les éventuels fusibles HS. Rien d'apparent Hypothèse les fusibles sont en bon état, il n'y a pas de problème de câblage apparent ni de composant douteux. Si ce n'est pas le cas, allez en 32. A l'aide du multimètre position test diode, sinon, ohmmètre, vérifiez les transistors de puissance et leur éventuel driver sur circuit. On fait l'hypothèse que s'il y a une panne dans la partie puissance, seule une voie est HS. En comparant les valeurs mesurées dans les même condition pour chaque voie, vous pouvez identifier une éventuelle différence. Si c'est le cas, la panne provient probablement de la partie puissance. Les valeurs aberrantes court-circuit franc entre des pattes d'un transistor. Toutefois, un fusible ou des résistances de puissance généralement présentes dans cet étage devraient être carbonisées ou coupées ce qui est contraire au hypothèses. Si vous ne détectez pas de différence entre les deux voies ni aucune valeur aberrantes 1 Vérifiez que la tension d'alimentation secteur de l'amplificateur correspond à celle du secteur utilisé. Si ce n'est pas le cas, sélectionnez la bonne tension d'alimentation ou utilisez un autotransformateur. 2 branchez l'amplificateur sur une prise secteur munie d'un interrupteur. Positionnez ce dernier en position arrêt. 3 Mettez l'amplificateur en position marche à l'aide de son propre interrupteur. 4 Mettez l'interrupteur de la prise secteur en position marche. Gardez la main près de cet interrupteur. 5 Observez, écoutez, sentez si vous détectez une odeur de brûlé, entendez un bruit anormal vous ne devez rien entendre à part le bourdonnement très faible du transformateur, voyez un composant rougir une résistance, arrêtez tout. Allez en 32. 6 Si le fusible secteur ou un fusible de l'alimentation partie basse-tension saute, vous n'êtes pas très avancé. Il faut procéder différemment. Allez en 33. 7 Si un fusible HP saute, le problème se situe probablement au niveau des transistors de sortie. Allez en 32. Note les cas, 4, 5 et 6 ne sont pas très cohérents avec les hypothèses mais peuvent parfois se produire pour diverses raisons qu'il serait trop long d'exposer ici en détail. On peut en citer quelques une tentative de réparation précédente avortée, les fusibles ont été remplacés sans qu'il y ait un nouvel essai. Cas de pannes multiple. Vous avez suivi la présente procédure une première fois, effectué une réparation par exemple, changement d'un interrupteur ou d'un transformateur puis vous êtes retourné en 1. Manque de chance, une autre panne peut-être cause de la première qui ne pouvait apparaître avant cette première réparation se déclenche. On suppose ici que l'amplificateur est sous-tension et que rien d'apparent n'apparaît. C'est un cas idéal mais pas si rare que cela. Il permet de travailler calmement et méthodiquement. 8 mesurez les tensions présentes à la sortie du filtrage. Si une tension est présente, allez en 15, sinon, allez en 9. 9 Vérifiez les tensions à la sortie du transformateur. Si une tension est présente, allez en 13, sinon, allez en 10. 10 Vérifiez les tension à l'entrée du transformateur. Si une tension est présente, allez en 14, sinon, allez en 11. 11 Vérifiez les tension au niveau de l'interrupteur. Si une tension est présente en entrée mais pas en sortie de l'interrupteur vous pouvez le tester à l'ohmmètre, l'amplificateur étant débranché, l'interrupteur est HS. Changez le et retournez en 1. Sinon, il s'agit probablement d'un problème de câblage. Testez, réparez et retournez en 1. Si aucune tension n'est présente à l'entrée de l'interrupteur, allez en 12. 12 Vérifiez le câble d'alimentation. Il est probablement coupé je passe le cas où il n'y a pas de secteur !. Retournez en 1. 13 Si une tension non aberrante est présente telle qu'après redressement et filtrage, elle est inférieure à la tension de service des condensateurs de filtrage V = Vmesuré x alors, il faut incriminer le pont de diode ou un câblage défectueux. Testez et réparez puis retournez en 1. 14 Le transformateur est probablement coupé. Testez le par acquit de conscience résistance infinie sur le secondaire ou le primaire et changez le. Retournez en 1. Ne pas oubliez la remarque plus haut sur la présence éventuelle d'un fusible thermique. 15 S'il s'agit d'une alimentation symétrique sinon, allez en 16 vérifiez que les tensions sont équilibrées. Si c'est le cas différence inférieure à 1V, allez en 16. Sinon différences supérieure à 1V, le transformateur est probablement défectueux. Déconnectez la sortie basse tension du transformateur et mesurez les tensions à vide. Si la différence se confirme, il est préférable de changer le transformateur. Sinon, c'est très curieux... Quelque chose dans une des lignes d'alimentation consomme beaucoup plus que dans l'autre. Reconnectez le transformateur à la partie redressement/filtrage en faisant en sorte de pouvoir mesurer l'intensité consommée. Vous devriez trouver une différence de consommation de courant significative. Il peut s'agir d'un condensateur de filtrage qui est en début de court-circuit dessoudez, testez et remplacez si nécessaire ou d'un problème dans la partie amplification de puissance. Allez en 20. 16 Les valeurs mesurées ne doivent pas être supérieures aux tensions de service des condensateurs de filtrage. Elles devraient se situer entre 50 et 80% de la tension de service. Ce n'est malheureusement pas toujours le cas cas vécu tension de service du condensateur 35V, tension d'alimentation 35V. Normalement, la tension d'alimentation ne devrait pas dépasser 80 à 90% de la tension de service du condensateur dans les années 60, on conseillait 50%. Si les tensions sont trop élevées, il faut incriminer le transformateur bizarre !... ou une mesure prise après une alimentation stabilisée défaillante auquel cas, vous avez probablement trouvé une panne mais vous avez pris la mesure de la tension au mauvais endroit, allez en 17 ou une réparation antérieure mal faite. Analysez le reste du montage pour voir les tensions de service des condensateurs situés sur la ligne d'alimentation ou la ligne de sortie. Si vous trouvez quelque chose, réparez et allez en 1. Sinon, changez les condensateurs de filtrage pour les mettre en cohérence avec la tension mesurée. Ce cas est anormal et improbable, sauf dans l'hypothèse d'une réparation précédente mal faite. Si vous ne remarquez rien d'anormal, allez en 17 s'il y a une alimentation stabilisée ou 20 sinon. 17 Cas de l'alimentation stabilisée mesurez les tensions avant et après la stabilisation avant et après les ballasts qui doivent être montés sur radiateur. Elles devraient différer de quelques volts. Si c'est le cas et si les valeurs trouvées ne paraissent pas aberrantes elles correspondent à des tensions réalistes par rapport aux tension de service des condensateurs de filtrages qui suivent et qui sont supposés corrects, cf. cas cité en 16, elles correspondent aux valeurs lues sur une diode zener ou un régulateur, elles correspondent à une alimentation compatible avec les tensions de commande d'un ou plusieurs relais..., allez en 20. Si elles sont quasiment identiques moins de 1V, allez en 18. 18 Mesurez la tension à la base du ballast ou à la base du driver du ballast. Si elle correspond à une tension cohérente avec les tensions de service des condensateurs de filtrage situés après le ballast, alors le transistor doit être changé court-circuit entre émetteur et collecteur. Effectuez la réparation et retournez en 1. Sinon, allez en 19. 19 Analysez le montage pour comprendre comment est réalisée la stabilisation qui est probablement en panne. Il peut s'agir d'une diode zener HS, d'un régulateur HS, d'un transistor de moyenne puissance HS. Réparez et retournez en 1. Les alimentations semblent fonctionner 20 Les alimentations semblent fonctionner correctement. Branchez une source haut-niveau un lecteur de CD, un générateur de fonction sur une des entrées haut-niveau de l'amplificateur typiquement, les entrées Auxiliaire ou CD ou Tuner. On fait l'hypothèse que cette source fonctionne ainsi que son câble de liaison avec l'amplificateur. Sélectionnez l'entrée choisie. Positionnez le bouton de volume à 25% de sa course, la balance au milieu et tous les réglages de tonalité en position neutre si vous disposez d'une commutation de type direct » qui court-circuite tous les correcteurs et autres gadgets, mettez la en fonction. Mettez l'amplificateur sous tension. Le jeux consiste à suivre le signal sur tout son parcours jusqu'à la sortie HP. Toutefois, avant de procéder méthodiquement, regardez tout de suite à l'oscilloscope si vous avez un signal correct et d'un niveau relativement élevé plusieurs volts sur les sorties de l'amplificateur. Assurez vous que ces sorties sont sélectionnées. Si vous avez un signal correspondant à celui injecté, sur les deux voies, qu'il varie en fonction de la position du volume, il n'y a probablement pas de panne ou il s'agit d'une panne intermittente. Allez en 34. Sinon, il faut suivre le signal en passant par les points suivants Les entrées RCA, DIN.... Vous ne détectez pas de signal. Peut-être y a-t-il un câble de liaison est défectueux, un connecteur mal soudé ? Si c'est le cas, réparer et reprenez la procédure de mesure à partir de 20. Il peut s'agir d'un court-circuit au niveau de l'entrée ou plus loin. Arrêtez l'amplificateur, débranchez la source et sonnez les entrées. S'il y a un court-circuit, vérifiez s'il est au niveau des connecteurs, des câbles de liaison ou de capacités céramiques généralement soudées à même les entrées plutôt rare pour ce dernier point. Si vous trouvez le court-circuit, réparez et retournez en 20. La commutation Les commutations peuvent s'encrasser en particulier les contacteurs mécaniques ou tomber en panne pour les commutations électromécanique ou électronique. Dans ce cas, le signal arrive jusqu'à l'entrée du commutateur et ne se retrouve pas à la sortie. Un nettoyage ou un changement des éléments actif règle le problème. Retournez en 20. Toutefois, pour les éléments actifs, vérifiez préalablement s'ils sont alimentés. Si ce n'est pas le cas, il peut s'agir d'un problème d'alimentation de l'amplificateur ou plus sûrement, un problème sur un commutateur qui commande la commutation électronique, voire, pour les amplificateurs les plus récents, un problème de la platine électronique qui réalise cette commande la partie logique, généralement à microprocesseur, est peut-être défaillante. Dans ces derniers cas, bon courage ! Peut-être la commutation est elle en court-circuit. S'il s'agit d'une commutation mécanique contacteur les court-circuits se présentent plutôt entre les cosses d'entrées et de sorties que dans la mécanique du contacteur lui-même. Observez le et testez le en procédant à des changements d'entrées ou en désélectionnant l'entrée utilisée et en refaisant les tests à partir de 20. Si la commutation est électromécanique relais, les court-circuits sont plutôt rare. Si vous avez vraiment un doute, observez le montage pour voir si vous pouvez faire des tests alors que l'amplificateur fonctionne. Sinon, il faut dessouder et tester le relais hors circuit. Si le court-circuit se trouve après la commutation, cela signifie qu'il devrait disparaître lorsque l'entrée choisie n'est pas sélectionnée et ne devrait pas apparaître si la commutation est électronique ou électromécanique. Le préamplificateur suivez le signal à l'oscilloscope depuis l'entrée de cette platine jusqu'à la sortie généralement, le potentiomètre de volume. Le signal ne devrait pas être modifié jusqu'au point chaud du potentiomètre de volume. Profitez en pour tester les autres fonctionnalités de l'amplificateur commutation diverses, correcteur physiologique loudness, graves, aigus, etc. En cas de perturbation dans ce trajet, la localisation du composant ça peut aussi être un bout de câble ou une piste de circuit imprimé coupée devrait pouvoir se faire sans difficulté. Les pannes courantes dans cette partie de l'amplificateur sont rarement le fait de l'électronique. Il s'agit le plus souvent de problèmes de commutation encore ! et de potentiomètres encrassés utilisez de la bombe nettoyante ou changez les potentiomètres s'ils sont étanches. Figure 6 Potentiomètre de volume Amplificateur Marantz PM80 La figure ci-avant permet de voir le potentiomètre de volume d'un amplificateur du commerce. Les trous situés sur le coté présentent l'avantage de le rendre facile à nettoyer avec un produit adéquat. On notera la présence de nombreux câbles de liaison qui sont autant de possibilités de faux contacts ou coupures sur certaines fabrications. Les gaines bleues contiennent une nappe métallique. La commande en face avant fait coulisser cette nappe qui actionne un commutateur linéaire. Celui-ci peut ainsi opérer au plus près des signaux faibles près des entrées. La commutation à relais également présente sur cet amplificateur permet d'aboutir aux mêmes résultats. On trouve également le classique commutateur rotatif situé près de la face arrière mais auquel est fixé une rallonge qui permet de le commander depuis la face avant. On se rappellera que dans certains amplificateurs, les potentiomètres mécaniques sont remplacés par des potentiomètre électroniques commandées par des signaux logiques. Ils ont l'avantage de ne pas s'encrasser et d'être moins coûteux que les potentiomètres motorisés que l'on trouve sur les amplificateurs munis d'une télécommande. Par contre, les contacteurs micro-switch ou roues codeuses permettant d'effectuer les réglages présentent parfois des faiblesses avec le temps. Le signal doit être présent au point milieu du potentiomètre de volume. Il est souvent plus facile de prendre la mesure au niveau de la platine supportant l'amplification de puissance. Avec le réglage indiqué, le niveau du signal est inférieur à celui que vous avez suivi jusqu'à ce point. N'oubliez pas d'augmenter la sensibilité de votre oscilloscope avant de penser qu'il y a une panne. Actionnez le potentiomètre pour vérifier qu'il remplit bien son office. La suite se passe au niveau de l'amplification de puissance, en 21. La partie amplification de puissance 21 L'amplificateur est supposé en fonctionnement, dans la configuration décrite en 20. Le signal arrive jusqu'au point milieu du potentiomètre de volume. Pour continuer le jeu de piste, vous trouverez ci-dessous un schéma d'application d'étage d'amplification utilisant un amplificateur de tension STK3042. L'amplificateur Marantz qui a servi d'exemple jusqu'à présent utilise un composant de la même famille. Normalement, vous devez avoir un signal propre à l'entrée de l'amplificateur ici, Lch et Rch IN. Le niveau de ce signal doit varier selon la position du potentiomètre de volume. Si c'est le cas, allez en 22. Si ce n'est pas le cas, il faut soupçonner le câble qui relie le préamplificateur à l'amplificateur et en dernier recours, les composants d'entrée de l'amplificateur les pannes à ce niveau sont assez rares. Réparez et retourner en 21. Figure 7 Schéma d'application d'un préamplificateur de tension STK3042 22 Vérifiez que l'amplificateur de puissance est correctement alimenté. Si c'est le cas, allez en 23. Ici, les points +/-Vcc devraient indiquer une tension de l'ordre de +/- 50V par rapport à la masse. Si cette partie de l'amplificateur n'est pas alimentée, recherchez un câble coupé ou un fusible qui a fondu rappel l'alimentation est supposée fonctionner correctement. Réparez et retournez en 1. 23 Récapitulons les faits l'alimentation fonctionne, il n'y a pas de trace de composant carbonisé, les signaux arrivent jusqu'à l'amplificateur de puissance mais il n'y a pas de signal en sortie. Si des fusibles sont présents au niveau des sorties HP, allez en 24. Si des relais sont présents en sortie HP, allez en 25. 24 Fusibles vérifiez la présence d'un signal en entrée. Si un signal est présent en entrée mais pas en sortie, les fusibles sont sans doutes coupés ou il y a un faux contact dans les supports. Remplacez les et retournez en 21. Si aucun signal n'est présent, allez en 28. 25 Relais vérifiez la présence d'un signal en entrée. Si aucun signal n'est présent, allez en 28. Sinon, vérifiez la présence d'une alimentation au niveau des relais. Si les relais ne sont pas alimentés, allez en 26. Si les relais sont alimentés, vérifiez s'ils commutent à la mise sous-tension de l'amplificateur. S'ils ne commutent pas, allez en 27. S'ils commutent clic » caractéristique, les contacts sont peut-être encrassés ou cassés. Démonter le relais, testez le hors circuit, remplacez le si nécessaire. Parfois, il est possible de nettoyer les contacts à la toile émeri. 26 Les relais ne sont pas alimentés mais les signaux sont présents. Vérifiez le circuit d'alimentation du relais. Peut-être que la temporisation à l'allumage est en panne il peut s'agir d'un réseau RC et d'un transistor ou un temporisateur type NE555. Vérifiez également si un éventuel circuit de protection ne serait pas en panne. Ces circuits ont pour rôle de couper les relais en cas de détection d'une tension continue. Peut-être y a-t-il une tension continue en sortie mais ce n'est pas très logique avec les hypothèses de ce scénario. Peut-être que le circuit de détection est en panne. Réparez et retournez en 21. 27 Les relais sont alimentés mais ils ne commutent pas. La bobine d'excitation du relais est peut-être coupée. Démontez, le relais, testez le et remplacez le éventuellement. Retournez en 21. 28 Aucun signal n'est présent à l'entrée des relais et/ou des fusibles. Dans le schéma Figure 7, ces éléments se trouvent en aval de Lch/Rch Out. La panne se situe en amont dans le circuit. Testez le contacteur de sélection des sorties s'il y en a généralement, sélection HP1, HP2, off. Vérifiez la présence d'un signal en entrée du contacteur. Si le signal est présent en entrée mais pas en sortie, le contacteur est probablement défectueux. Shuntez le pour vérifier ce point, remplacez le si besoin est et retournez en 21. Sinon, allez en 29. 29 En remontant dans le circuit, vous devez trouver un signal correct sur la base des transistors de puissance. Si c'est le cas et qu'aucun signal n'est présent sur l'émetteur, le transistor est probablement coupé. Testez les, remplacez ces transistors si besoin est et retournez en 21. Le même raisonnement s'applique pour les transistors situés en amont des transistors de puissance. Exceptionnellement, on peut imaginer que les résistances de puissance se trouvant sur la ligne des émetteurs ohms dans le schéma utilisé à titre d'exemple sont coupées. Testez les, remplacez les si besoin est et retournez en 21. Sinon, allez en 30. 30 L'étage d'attaque de l'amplificateur est probablement en panne dans le schéma utilisé à titre d'exemple, le STK3042. Vous devez trouver un signal en entrée ici pin 1 et 15 et rien en sortie ou un signal très dégradé pin 5, 6, 10, et 11. Remplacez le si c'est le cas et retournez en 21. Sinon, il s'agit probablement d'un élément de liaison condensateur qui est coupé. Les investigations doivent vous permettre de trouver le composant incriminé. Remplacez le et retournez en 21. Si vous ne trouvez rien, jetez un coup d'oeil en 31. 31 Certains montages comportent une commande mute » et/ou une commande de temporisation électronique. Vérifiez si elle fonctionne. Le schéma ci-dessous donne à la fois un exemple de montage d'amplificateur de puissance avec le composant ST 7293 ou 7294 et montre comment peut-être réalisée une commande mute » ou temporisation avec ce type de circuit. R4 ou R5 coupées ou C3 ou C4 en court-circuit forcera l'amplificateur en position mute ». A noter également que si R4 et R5 ne sont pas reliées à une tension positive via l'interrupteur ou câblées directement au V+ de l'alimentation le même phénomène se produira. Figure 8 Schéma d'application d'un amplificateur intégré ST7294 Composants douteux ou carbonisés 32 Il n'est pas possible de traiter tous les cas de figure. Rassurez vous, le cas le plus courant est un problème au niveau des étages de sortie. Typiquement, une ou plusieurs résistances sont détruites. Cette destruction provient probablement d'un court-circuit dans les transistors de puissance. Il vous faudra les tester, éventuellement en les démontant et les changer. Si des fusibles se trouvent entre la sortie de l'amplificateur et les bornes de sorties pour haut-parleurs, ceux-ci sont probablement hors d'usage. Vérifiez les et remplacez les si besoin est. Ceci fait, retournez en 1. Pensez à vérifier le bon isolement des transistors ou circuit intégrés par rapport au radiateur si toutefois ils doivent être isolés. Un isolant défectueux peut entraîner un court-circuit fatal pour le composant et expliquer la panne. Ce qui est vrai pour les résistances de puissance en sortie l'est également pour des résistances situées dans d'autres parties du circuit. Dans ce cas, il s'agit probablement d'une faiblesse intrinsèque de certains composants alors que dans le cas précédent, le court-circuit des sorties haut-parleurs est probablement la cause de la panne. Le fusible secteur ou basse tension saute en permanence 33 Vous n'avez pas détecté de panne apparente, les mesures hors tension n'ont rien donné mais un fusible d'alimentation saute dès que vous mettez l'amplificateur sous tension. Une méthode radicale mais qu'il n'est pas toujours possible de mettre en oeuvre consiste à désolidariser un par un les sous-ensembles de l'amplificateur. On commencera par la partie puissance car la probabilité d'une panne à cet endroit est la plus importante. Une fois l'élément repéré, il vous faudra faire preuve de jugement pour détecter la panne. Il peut s'agir d'un condensateur de filtrage en court-circuit, d'un transistor de puissance en court-circuit, ou d'autre chose. Si vous en avez la possibilité, essayez d'alimenter la platine en cause avec une alimentation stabilisée en tension et courant de laboratoire afin de pouvoir effectuer des mesures in vivo ». Une fois la panne détectée et réparée, retournez en 1. Pannes intermittentes, son entaché de souffle, son fortement dégradé 34 Les possibilités sont infinies. Parmi les causes possibles, les condensateurs chimiques en sont une surtout si l'appareil est ancien. Un remplacement systématique de ces composants peut régler le problème. Un défaut de masse peut également être à l'origine du trouble. Suivez le signal à l'oscilloscope depuis son entrée jusqu'à la sortie pour tenter de mettre en évidence un phénomène anormal. Pannes diverses Bourdonnements ou ronflements à 50Hz ou 100Hz Cas d'un appareil du commerce On suppose préalablement que le phénomène est apparu et qu'il n'était donc pas audible antérieurement. C'est le cas pour les amplificateurs commerciaux de bonne facture. Les causes peuvent être multiples et le phénomène est parfois très difficile à localiser et à réparer. 1 Eteignez tous les appareils connectés à l'amplificateur et déconnectez les. 2 Sélectionnez une entrée "haut niveau" tuner, CD, aux.... Si vous le pouvez, court-circuitez l'entrée choisie. 3 Allumez l'amplificateur. Si le bruit a disparu, le problème vient des appareils raccordés. Il vous suffit de les rebrancher l'un après l'autre et lorsque le bruit réapparait, vous avez trouvé le fautif. Attention néanmoins le problème peut venir de plusieurs appareils le problème peut venir des câbles. vérifiez si les câbles de raccordement sont en bon état, intervertissez les lorsque cela est possible, vérifiez également qu'ils ne passent pas trop près d'une source qui rayonne du 50Hz un câble secteur par exemple ou 100Hz un autre appareil. Si le bruit n'a pas disparu, l'amplificateur est peut-être en cause. Pour éliminer quelques problèmes, voici les choses que vous pouvez faire inversez la prise secteur généralement bipolaire et vérifiez si le problème persiste. si le problème persiste, changez l'amplificateur de place ou éteignez des appareils proches. Peut-être l'amplificateur se trouve-t-il trop près d'un appareil de mauvaise qualité qui rayonne du 100Hz. Les amplificateurs sont souvent dépourvus d'une connexion à la terre par défaut. Si l'appareil dispose d'une prise de masse destinée à être optionnellement reliée à la terre, tentez d'établir la jonction avec une terre . Si l'appareil était déjà relié à la terre via cette prise, tentez de retirer cette connexion. A noter que cette connexion peut parfois se faire via un interrupteur externe qui permet de connecter ou non la terre à la masse pour les amplificateurs qui sont reliés à la terre par défaut. IMPORTANT si l'appareil est par défaut relié à la terre, NE JAMAIS SUPPRIMER CETTE TERRE pour voir "ce qui se passe". On ne parle ici que de connexion de la masse électrique à la terre. Si le bourdonnement persiste malgré ces essais, il va falloir intervenir sur l'appareil lui-même. Pour commencez, ouvrez l'amplificateur. 1 Vérifiez toutes les masses. Vérifiez que les vis qui relient les différentes parties du chassis ou de la mécanique à la masse sont bien serrées. Il peut s'agir de vis qui fixent les circuits imprimés au chassis. Il peut s'agir de vis qui fixent les connecteurs d'entrées. Il peut s'agir également de câbles de masses coupés ou mal fixés. 2 Si le problème persiste, vérifiez s'il est présent sur les deux voies en jouant sur la balance ou mieux, en débranchant les hauts-parleurs SAUF s'il s'agit d'un amplificateur à lampe !. Si le problème ne concerne qu'une voie, cela confirme que l'amplificateur lui-même est bien en cause et limite la portée des investigations vous pouvez comparer ce qui différencie les deux voies, y compris au niveau de leurs câblages. 3 Vérifiez si les câbles qui transportent les signaux ne passent pas trop près des câbles d'alimentation continu ou secteur. Il peut arriver que, lorsqu'il sont présents, les câbles qui transportent les signaux se soient déplacés. Quelques millimètres suffisent parfois pour faire la différence entre présence et absence d'un bourdonnement. 4 Si le problème persiste, vous devez éventuellement mettre en cause les condensateurs de filtrage de l'alimentation qui ont peut-être mal vieilli, ainsi que certains condensateurs de découplage. c'est une cause possible mais pas si fréquente que cela, malgré ce que l'on peut lire dans certains forums. Si toutefois il s'agit bien d'un problème de condensateur chimique, alors je vous conseille de tous les changer. Dans les quelques cas où j'ai eu ce problème, soit les condensateurs étaient tous "très" vieux plus de 50 ans, soit il y avait un problème de choix ou de fabrication de ces condensateurs et la plupart étaient en mauvais état. Cas d'un appareil de fabrication personnelle On suppose que les composants sont neufs, en particulier, les condensateurs chimiques. Tout d'abord, inutile de multiplier à l'infini les condensateurs de filtrage. Pour un amplificateur en classe AB à vide, même avec 100µF en filtrage, vous ne devriez rien entendre. Les capacités de filtrage importantes sont là pour assurer le filtrage en charge et répondre aux besoins impulsionnels. Assurez vous que vous avez également mis quelques capacités MKT ou autres mais non chimiques de faible valeur typiquement, 100pF à 10nF au niveau de l'alimentation sur le pont de diode, en sortie de la ligne d'alimentation. Si vous voulez parfaire le filtrage, pensez à un filtre en L ou en pi avec une self de quelques mH entre deux capacités chimiques de forte valeur. De nombreux schémas existent sur internet. Si vous acceptez une infime baisse de puissance, vous pouvez aussi tenter de remplacer les selfs par des résistances de puissance par exemple, 0,5 à 1ohm. La puissance à dissiper est à calculer en fonction du courant qui circule dans ces résistances P=RI². Mais il est probable que le principal problème viendra d'un mauvais câblage des masses et éventuellement, du rayonnement de certains éléments. Concernant le rayonnement, un problème classique vient d'une trop grande proximité de câbles dans lesquelles circule du 50Hz avec l'électronique d'amplification préampli, entrées, amplificateurs. La règle est de faire le redressement et le filtrage au plus près de l'amplificateur et de s'assurer que tous les câbles où circule du courant alternatif de puissance sont circonscrits dans une zone éloignée de l'électronique. Une mesure radicale peut être de mettre l'alimentation dans un boîtier séparé de l'amplificateur. C'est de toute façon une mesure à envisager pour certains montages de puissance ou des amplificateurs ou plus pour des raisons de place. La disposition des différents éléments est à analyser avec soin. essayez de regrouper toute la partie où circule du courant alternatif du reste. Evitez de mettre l'électronique de l'amplificateur près d'un transformateur ou d'une prise secteur. Utilisez les radiateurs comme éléments de séparation et de blindage entre ces deux parties du montage. Eloignez les entrées de l'arrivée du secteur, etc. Il peut arriver que le transformateur rayonne énormément transformateurs tòlés. Avant de décider de le fixer au chassis, vérifiez s'il n'y a pas un endroit particulier dans le boîtier qui limite ou augmente l'influence du rayonnement. De même, testez plusieurs positions du transformateur parallèle aux cotés du boîtier ou au contraire, positionné à 45°. Au pire, envisagez d'enfermer le transformateur dans un boîtier métallique certains amplificateurs commerciaux utilisent cette technique ou changez de transformateur pour un modèle peu rayonnant torique. Un autre point à vérifier est que le câblage est fait au plus court tout en respectant les règles de l'art pour les masses. Le cablâge des masses est l'autre grande cause de ronflements. Voici quelques règles à respecter Adoptez un câblage des masses en étoile. Une façon pratique pour réaliser ce câblage est d'utiliser un répartiteur de terre en gros, une sorte de domino où toutes les entrées seraient reliées entre elles. Connectez le 0V de l'alimentation à une des entrées avec un câble de forte section. Isolez la masse des entrées RCA pour un amplificateur de salon du boîtier et reliez ces masses à l'entrée de la première platine du circuit d'amplification. Evitez les boucles de masse. Si vous ne voyez pas de quoi il s'agit, consultez l'excellent tutorial de born2bewire en anglais et apparemment inaccessible depuis quelques temps ou la traduction française que j'ai faite. Si vous avez plusieurs platines d'alimentation une basse tension pour le préampli, une autre pour l'ampli, ne reliez pas les masses entres-elles au niveau de l'étoile mais au niveau des entrées et sorties des platines. Attention de ne pas créer des boucles de masses avec les blindages des conducteurs. Souvent, il est préférable de ne connecter qu'une extrémité à la masse plutôt que les deux. Tous ces points sont extrêmement importants et les ignorer conduit généralement à des déconvenues. Les connexions entre les entrées de l'amplificateur et l'électronique d'amplification peut doit se faire à l'aide de câbles blindés. Sur des courtes distances, l'utilisation de ces càbles n'est pas forcément pratique ou utile. Ce peut être le cas par exemple entre les entrées et la commutation si elle est faite au plus près de l'entrée. Dans cette situation, envisagez néanmoins un blindage métallique autour de ces entrées. Une façon simple de réaliser de tels blindages à moindre coùt est d'utiliser le métal des boîtes de gàteaux. Il est facile à découper à la Dremel par exemple. Il se plie et se soude très bien. Pour ma part, je connecte toujours mes boîtiers à la terre. Par contre, je souhaite pouvoir connecter ou non la masse électrique à la terre. C'est pour cette raison que tous les éléments à la masse électrique doivent être isolés du boîtier en particulier, les prises RCA. Ceci étant fait, vous pouvez vérifier si la connexion de la masse à la terre apporte une amélioration ou pas vis a vis des ronflements. Pour ce faire, connectez la masse depuis le départ de l'étoile à un endroit ou est connecté la terre du boîtier. Il peut arriver que cette connexion s'avère néfaste lorsque l'amplificateur est relié à un autre appareil. C'est pour cette raison que lorsque vous concevez un amplificateur, faites en sorte que la masse ne soit pas connectée au boîtier si le boîtier doit être connecté à la terre. Vous établirez cette connexion, si elle est utile, au dernier moment. Crachements aléatoires Il peut s'agir de condensateurs chimiques en mauvais état ou de faux contacts dans des connecteurs ou des interrupteurs, y compris l'interrupteur d'alimentation en particulier, s'il a charbonné, les potentiomètres. Pour ce genre de panne, on peut tapoter doucement sur les composants et les connecteurs y compris les connecteurs pour haut-parleurs pour voir si le phénomène peut être déclenché. Si oui, il y a un faux contact. Concernant l'interrupteur marche-arrêt, on peut procéder de la même façon. C'est un élément à suspecter si l'ampli est ancien et qu'il n'y a pas de condensateurs sur les contacts de l'interrupteur. Si l'interrupteur actionne un relais, on vérifiera ce dernier. Pour les condensateurs chimiques hors chimiques de filtrage de l'alimentation, il est quasiment impossible de connaitre leur état sans les dessouder, les mesurer et/ou les changer. Si on repère un condensateur chimique en mauvais état, il y a un risque que les autres le soient aussi. Les potentiomètres peuvent être encrassés mais généralement, les crachements se produisent à la rotation et pas aléatoirement. Ceci dit, en cas de doute, on peut les nettoyer avec de la bombe Kontact. Plus rarement, il y a un problème de contact entre la piste et le curseur ou au niveau des oeillets. On doit s'en apercevoir en tapotant les potentiomètres. Si problème, il faut les changer mais ce n'est pas toujours simple car certains potentiomètres sont des modèles spéciaux. Dans ce cas, on peut envisager une restauration mécanique mais c'est une opération délicate. Amplificateur qui fait disjoncter le secteur En premier lieu, vérifiez si le secteur disjoncte à cause d'un court-circuit ou du différentiel. Le différentiel saute dans la plupart des cas, les amplificateurs ne sont pas munis d'une prise de terre. Il est donc anormal que le différentiel saute, sauf... si l'amplificateur est relié à un appareil qui lui, l'est. Pour s'en assurer, il suffit de débrancher les appareils connectés à l'amplificateur jusqu'à ce que le différentiel ne saute plus. Mais cela ne vous avance pas à grand chose, il reste à trouver d'où vient la fuite. Sur un amplificateur à lampes, vérifiez les condensateurs reliés au chassis, en particulier au niveau du transformateur. Sur un amplificateur à transitors, vérifiez le transformateur et le filtre secteur s'il y en a un. Le disjoncteur saute il y a un court-circuit dans l'amplificateur. Suivre la procédure de dépannage proposée dans le chapitre précédent. Vérifiez également si les fusibles de l'amplificateur sont du bon modèle. Il peut arriver que le disjoncteur saute à la première mise sous tension et pas à la seconde, ou qu'il saute de temps en temps lorsqu'on met l'amplificateur sous tension. L'appel de courant au démarrage peut être très élevé. Il dépend du nombre de capacités de filtrage, de la technologie du transformateur, etc. Une façon d'éliminer le problème est de prévoir un montage de démarrage en douceur. Une solution simple consiste à mettre une résistance CTN 10 ohms typiquement sur le secondaire du transformateur. Une solution plus complexe consiste à mettre un montage qui introduit une résistance après le redressement et qui court-circuite cette résistance au bout de quelques secondes, le temps que les condensateurs de filtrages aient pu se charger. Technologie des étages de puissance d'un amplificateur Les étages de puissance d’un amplificateur hors amplificateurs à lampes peuvent utiliser des transistors bipolaires, mos-FET…. des circuits hybrides. des circuits intégrés. Amplificateur avec sorties à transistors Historiquement, ce sont les premiers amplificateurs à semi-conducteurs qui ont été produits. Les plus anciens utilisent des transistors au germanium. Mais très vite, ces derniers ont été remplacés par des transistors au silicium. Pour information, il n’est pas possible de remplacer tel quel un transistor au germanium par un transistor au silicium. En classe A ou AB, les amplificateurs à transistors continuent d’être produits, en particulier lorsque l’on vise des fortes puissances. Mais ils sont de plus en plus concurrencés par des amplificateurs à circuit intégrés. Les pannes classiques d’un transistor sont transistor coupé aucun courant ne circule entre collecteur et émetteur. transistor en court-circuit le transistor se conduit comme un conducteur entre émetteur et collecteur. Le court-circuit est facile à détecter même lorsque le transistor est monté sur son circuit sa résistance entre collecteur et émetteur est quasiment nulle dans les deux sens de conduction contrôleur en position ohmmètre ou diode. Et par chance, lors d’une panne d’un étage de sortie, c’est le cas le plus fréquent. Dans tous les autres cas, il est nécessaire de dessouder le transistor pour pouvoir le tester. Amplificateur à circuits hybrides Les circuits hybrides ont eu leur heure de gloire dans les années 70 jusque dans les années 90. Cette technologie, dans les amplificateurs, est aujourd’hui abandonnée. Un circuit hybride se présente généralement comme un gros circuit intégré. Il peut être mis dans un boitier avec refroidisseur c’est le cas dans les amplificateurs et ses pins sont alignées et regroupées sur les cotés en général un seul coté sur les amplificateurs de puissance ou tout autour du boîtier, comme dans un circuit intégré classique. Les circuits hybrides les plus connus dans le monde de la HiFi sont ceux fabriqués par Sanyo et qui ont comme référence, STKxxxx ou xxxx est un numéro. Les circuits hybrides ne doivent pas être confondus avec des circuits intégrés. Figure 9a STK0039 d'un amplificateur Pathé Marconi Figure 9b intérieur d'un STK3102 décapsulé Un circuit hybride comporte au moins deux composants passif et/ou actifs en général beaucoup plus sur un circuit imprimé. Les composants actifs peuvent être des diodes, des transistors et… des circuits intégrés. L’ensemble réalise une fonction, dans notre cas, une amplification de puissance, avec ses éventuelles fonctionnalités associées, comme par exemple, l’autoprotection température, court-circuit. En HiFi, ces circuits ne sont pas enrobés par exemple, d’une résine alors que dans d’autres applications ou le circuit chauffe moins, c’est le cas, ce qui contribue à renforcer leur fiabilité. Le fait qu’ils ne soient pas enrobés les fait ressembler aux circuits actuels montés en CMS mais en pratique, il y a quelques différences, en particulier au niveau des résistances. Les circuits hybrides ont permis de concevoir des amplificateurs moyen de gamme » performants et moins coûteux que leurs homologues à transistors moins de circuiterie annexe et de mise au point. Par contre, avec le temps, des pannes sont apparues le premier cas de panne est la mauvaise manipulation un court-circuit en sortie les font généralement passer de vie a trépas. Le second cas est une interprétation de ma part des pannes peuvent apparaître du fait que le circuit chauffe et que peut-être, des soudures lâchent. Peut-être aussi que ces circuits non enrobés s’oxydent en certains endroits. Toujours est-il que j’ai eu des cas de pannes ne provenant pas d’une erreur de manipulation et qui semblent ne s’expliquer que par le vieillissement du composant. Ces circuits commencent à être difficiles à trouver. Certains sont introuvables en NOS New Old Stock en 2016. Si vous voulez réparer un amplificateur dont un ou plusieurs circuits hybrides sont en panne et qui ne sont plus disponibles à la vente, une solution consiste à remplacer ces modules par des circuits intégrés. L’adaptation ne sera pas directe pas de remplaçant pin à pin mais sera généralement simple. En 2016, on trouve pour une somme dérisoire des modules d’amplification à circuit intégré voir figure ci-après qui peuvent redonner vie à un ancien amplificateur. Figure 10 exemple d'amplificateur 70W à circuit intégré. Moins de 10€ en 2016 Amplificateur à circuits intégrés A la différence des circuits hybrides, les circuits intégrés sont des monocomposants. Leur fiabilité est incomparablement meilleure que les circuits hybrides. En fait, elle est équivalente à celle d’un transistor à la différence près qu’un circuit intégré va remplacer, non pas un transistor, mais un montage d’amplification complet, ce qui augmente encore la fiabilité. Ces circuits intégrés, comme les circuits hybrides, nécessitent quelques composants annexes qui ne peuvent pas être intégrés dans un semi-conducteur mais leur nombre est très limité. Je n’ai jamais vu un circuit intégré tomber en panne par vieillissement mais le cas n’est pas impossible il peut y avoir de défauts de fabrication. La destruction d’un circuit intégré vient en général d’une erreur de manipulation Court-circuit en sortie même si théoriquement, tous ces circuits ou presque ont une protection contre les court-circuits. Echauffement excessif même si théoriquement, tous ces circuits ont une protection contre la surchauffe. Surtension dû à un défaut de l’alimentation ou de sélection de la tension secteur. Il existe énormément de références de tels circuits. En voici quelques un très connus pour des amplificateurs en classe AB TDA20xx pour des amplificateurs de petite puissance jusqu’à 20W sous 4 ohms quand même. LM386 pour des amplificateurs de moyenne puissance 35W. TDA7293 ou 7294 pour des amplificateurs de moyenne puissance 70W ou de forte puissance 100 watts à quelques centaines de watts lorsqu’ils sont montés en bridge. Etc. A noter que depuis 2010, la tendance générale est de voir l’amplification en classe AB être progressivement remplacée par l’amplification en classe D. Pour cette classe, les amplificateurs sont obligatoirement à circuit intégré, avec une commande de transistors Mos-FET lorsque l’on veut de la puissance. Cas des amplificateurs à lampe Les amplificateurs à lampe sont souvent plus faciles à réparer que leurs homologues à transistors Le nombre de composants actifs tubes à vide est plus réduit. Ils sont conçus pour être réparés. L'accessibilité est en général meilleure que sur les amplificateurs modernes. Les tubes sont faciles à changer et si l'on dispose d'un lampemètre, faciles à tester. Figure 11 Intérieur d'un amplificateur à lampe monophonique Jason A-35 Avant toute intervention sur un tel amplificateur, une précaution s'impose assurez vous que les sorties haut-parleurs sont chargées, soit pas un haut-parleur, soit par une résistance de valeur correcte les amplis à lampe disposent généralement de plusieurs impédances de sortie et de puissance adaptée 50W par exemple. En l'absence de charge, vous risquez tout simplement de détruire les très coûteux transformateurs de sortie. Autre point à prendre en compte, les tensions mises en jeux dans de tels appareils sont beaucoup plus élevées que dans les amplificateurs à transistor plusieurs centaines de volts. Donc, gare aux châtaignes. Les amplificateurs à lampe sont redevenus à la mode dans les années 1990. Du coup, deux cas de figures se présentent vous disposez d'un amplificateur récent moins de 20 ans. vous disposez d'un amplificateur ancien 40 à 50 ans ou plus. Les conseils qui suivent concernent plus spécifiquement les amplificateurs anciens. La première opération consiste à l'ouvrir et le nettoyer pinceau, white spirit.... N'hésitez pas à enlever les lampes en prenant soin de bien noter leurs références et leur emplacement. Marquez ces emplacement sur le châssis au feutre indélébile si ce n'est pas déjà fait. Nettoyez tous les contacteurs. Les contacteurs rotatifs sont généralement solide mais ont tendance à s'oxyder. Vérifiez également l'absence de court-circuit entre les fils qui arrivent sur le contacteur. Nettoyez les supports de lampe avec un produit adapté. Observez le câblage si les isolants partent en miettes où s'ils semblent douteux, refaite le. C'est une cause de panne fréquente qui peut entraîner des court-circuits. Parfois, les supports de lampe sont montés sur circuit-imprimé PCB ce qui n'est pas forcément ce que l'on fait de mieux. La chaleur dégagée par les lampes peut entraîner des faux contact au niveau du support le support se dessoude et du circuit imprimé les pistes se décollent. En général, les lampes de puissance sont montées en l'air pour ces raisons. Changez systématiquement les condensateurs chimiques cause de panne classique due au vieillissement. Le mieux peut-être l'ennemi du bien soyez au plus près des valeurs des condensateurs chimiques de filtrage d'origine si le redressement se fait à l'aide de lampes. Si vous augmentez trop fortement cette valeur, vous risquez de détruire la valve ou le transformateur. Changez systématiquement les condensateurs papiers cause de panne classique due au vieillissement. Vérifiez en circuit les résistances, en particulier, les résistances agglomérées. Si les valeurs diffèrent trop de celles indiquées, testez les hors circuit. Les résistances agglomérées sont solides mais génèrent du souffle et voient leurs valeurs varier de manière importante. Remplacez les par des résistances plus modernes de même puissance. Par contre, les résistances bobinées sont fiables et ne doivent être changées qu'en cas de panne franche. Certaines résistances bobinées présentent une faiblesse au niveau des extrémités. Ces faiblesses se traduisent par des faux contacts, voire, une coupure franche. Pour les faux contacts, un essai en fonctionnement permet généralement des les repérer. Vérifiez que les transformateurs ne sont ni coupés, ni en court-circuit panne classique due à une mauvaise utilisation. Si vous disposez d'un lampemètre, testez toutes les lampes et remplacez celles qui sont usagées ou en panne. Il faut se rappeler que la durée de vie des lampes est limitée typiquement quelques milliers d'heures de fonctionnement. Ceci-fait, ce qui a été dit pour la réparation des amplificateurs à transistors s'applique également aux amplificateurs à lampe. En prenant les précautions indiquées précédemment, mettez l'appareil sous tension et procédez comme pour les amplificateurs à transistors. Les quelques particularités à prendre en compte sont l'alimentation le redressement peut être par lampe valve ou par diode germanium ou silicium. Les courants mis en jeux dans la haute tension sont inférieurs à ceux que l'on trouve dans les amplificateurs à transistor. Par contre, les tensions sont plus élevées. la tension de chauffage des lampes à vérifier systématiquement. Celle-ci ne doit pas être inférieure ou supérieure de 10% à ce qui est prévu par le constructeur de la lampe. les problèmes d'isolation entre filament et cathode des lampes pouvant entraîner un ronflement à 50hz en sortie. En fonctionnement, n'hésitez pas à tapoter sur les résistances bobinées à collier. Un crachement net est le signe d'un faux contact qui nécessite le remplacement du composant. Idem pour les lampes. Un son net en sortie est le signe d'une lampe qui présente un caractère microphonique prononcé. Changez là. Une lampe qui rougit violemment indique un problème dans le circuit condensateur en court-circuit, résistance coupée par exemple. Arrêtez immédiatement l'amplificateur et cherchez le composant fautif. Une lampe qui bleuit ou qui provoque des étincelles est généralement en panne. Il faut la remplacer. Attention il existe des lampes au néon utilisées pour stabiliser les tensions et dont la couleur est bleu-mauve en fonctionnement normal. Moyennant ces quelques conseils, la remise en service d'un amplificateur à lampe ne devrait pas vous poser trop de problèmes. Reconditionnement d'un amplificateur Par reconditionnement d'un amplificateur, on entend ici, la remise au plus près de l'état d'origine de l'appareil en terme de performance et de durée de vie espérée. L'appareil est supposé fonctionner correctement. Comme déjà dit, un amplificateur est un appareil simple pour lequel les possibilités de reconditionnement sont extrêmement limitées. Les résistances si elles sont à couche métaliques ou bobinées, ne pas les changer. Vous pouvez envisager un changement des résistances à couche de carbone par des résistances à couche métaliques mais il est fort probable que vous n'entendrez aucune différence entre avant et après le changement. Par contre, changez impitoyablement les résistances agglomérées voir "pour s'y retrouver dans les composants". Les potentiomètres certains modèles sont dédiés à l'appareil. Dans ce cas, le changement est délicat et le nettoyage est suffisant bombe anti-scratch. Pour les modèles normaux, ne les changez que pour mettre des potentiomètres haut de gamme. Sinon, c'est inutile. Les condensateurs ne pas changer les condensateurs céramiques, mica rare sur un amplificateur, possible sur un ampli-tuner, mylar, etc. Eventuellement, changez les condensateurs papiers par des condensateus plastique polystyrène, polypropylène.... Concernant les condensateurs chimiques, la question est plus délicate. Vous trouverez des personnes, dans certains forums d'électronique, qui expliquent doctement qu'après 15 ou 20 ans, les condensateurs chimiques sont à changer. On ne peut pas être aussi systématique, même s'il est vrai qu'il s'agit d'un composant qui a tendance à se dégrader. Certains condensateurs de 50 ans ou plus conservent leurs caractéristiques en matière de capacité et d'isolement. D'autres au contraire voient leurs caractéristiques chuter, parce que de moins bonne qualité ou parce que plus sollicités. Si vous avez le temps et la patience, ou si l'appareil a parfois des réactions anormales bruits aléatoires, vous pouvez tenter l'expérience. Tant qu'à faire, choisissez des condensateurs de faible résistance interne. Dans la mesure du possible, soyez aussi proche que possible de la capacité initiale la tension de service peut par contre être largement supérieure sans aucun problème, à part le prix et la taille. Toutefois, pour des condensateurs de découplage ou de filtrage, un doublement de la valeur n'a généralement aucun inconvénient seul risque les diodes de redressement auront à supporter un courant de démarrage plus élevé mais elles sont en général largement dimensionnées sauf pour le filtrage des alimentations redressées par un tube à vide où il faut toujours rester au plus près de la valeur initiale. Les semi-conducteurs en règle générale, ne les changez pas ! Cas particuliers il existe des kits de remplacement d'amplificateurs opérationnels pour certains appareils. Vous pouvez tenter le remplacement ce qui est censé se traduire je n'ai jamais fait l'essai par une amélioration de la dynamique et du quotient signal/bruit. La mécanique nettoyez mais ne changez pas. Les lampes d'éclairage vous pouvez envisager un remplacement par des LED, beaucoup plus fiables que les ampoules à filament. Le transformateur ne le changez pas. Le cordon d'alimentation à changer si abimé. Donc, en règle générale, sauf pour certains condensateurs et certaines résistances, il n'y a pas grand chose à changer pour effectuer un reconditionnement. Réglages d'un amplificateur Les possibilités de réglage d'un amplificateur sont généralement extrêmement limitées. Encore une fois, un amplificateur de puissance est un appareil simple et de plus, les contraintes de production industrielles font que les fabricants préfèrent limiter les réglages en usine pour des questions de coûts. Les deux réglages classiques parfois présents sont la tension d'alimentation secteur le courant de repos vs la polarisation de l'étage de puissance Certains amplificateurs prévoient un réglage de la tension d'alimentation. Dans le meilleurs des cas, il s'agit d'un sélecteur. Dans d'autres cas, ce réglage se fait par des câbles soudés à l'entrée du transformateur d'alimentation. Dans tous les cas, vérifiez que la tension secteur n'est pas supérieure à la tension prévue d'alimentation. Si vous trouvez 230V alors que l'alimentation prévue est 220 volts, sélectionnez 230 ou 240 volts sur l'amplificateur lorsque cela est possible. La raison ? Certains amplificateurs utilisent des composants aux limites de leurs possibilités condensateurs, circuits intégrés. Une surtension permanente ou une tension trop proche de cette limite peut les endommager. Mieux vaut sacrifier quelques dizièmes de watts que de prendre le risque de voir ces composants flancher. Le réglage du courant de repos ne devrait être envisagé qu'en cas de remplacement de composants dans l'étage de puissance. Toutefois, il est des cas où ce réglage est nécessaire même si vous n'avez rien changé une réparation antérieure a été mal faite il y a eu dérive des caractéristiques de certains composants le moyen de réglage généralement, une résistance ajustable est encrassé ou cassé. En l'absence de données du constructeur et d'appareil de mesure adaptés générateur BF, oscilloscope, vous pouvez procéder ainsi pour un amplificateur en classe AB avec alimentation symétrique, le plus courant commencez par court-circuiter une entrée haut niveau de l'amplificateur par exemple Tuner et sélectionner cette entrée pour effectuer le réglage le réglage du courant de repos se fait à vide en l'absence de signal. régler le potentiomètre jusqu'à avoir 50 mA dans l'étage de puissance. Pour faire cette mesure, soit vous dessoudez une résistance de puissance que vous devriez trouver sur la ligne reliant les transistors de puissance NPN et PNP, soit vous mesurez la différence de potentiel aux bornes d'une de ces résistances. Cette tension sera faible car la valeur des résistances est faible. Si vous disposez d'un générateur BF et d'un oscilloscope, profitez en pour vérifier la symétrie du signal de sortie et le fait que pour de très faibles puissances, le signal est intégralement amplifié sur chacun des transistors NPN et PNP de l'étage de sortie. Au delà d'une certaine valeur, vous aurez un écrêtage ce qui vous donnera la tension à partir de laquelle l'amplificateur fonctionne en classe B. Pour finir, vérifiez le niveau de tension continu au niveau du bornier des haut-parleurs. Vous devriez avoir une valeur au repos de l'ordre de 50mV. Très au delà, cela signifie qu'il y a un problème panne ou mauvais réglage qui risque de mettre en danger les haut-parleurs et l'amplificateur lui-même. On rappelle qu'en classe AB, un amplificateur au repos chauffe peu. En cas de mauvais réglage par excès, la température devrait rapidement augmenter parfois sur un seul demi étage ce qui indique une mauvaise symétrie du réglage et vous devez arrêter l'amplificateur au plus vite, laisser refroidir et refaire le réglage. Si vous avez des doutes sur la résistance ajustable, changez là en choisissant un modèle de très bonne qualité.
Les Renault américaines le font vrombir Un ronronnement très doux aux oreilles. Lorsque Vlad Delbert démarre le V8 de son Chevrolet, il en a les poils qui se hérissent. Depuis sa plus tendre enfance, l'époque où il regardait L'Homme qui tombe à pic à la télévision, le jeune homme rêvait d'un énorme 4x4. Aujourd'hui, un monstre » est bien garé devant chez lui, à Arces-Dilo. Collectionneur de voitures, Vlad n'a que l'embarras du choix quand il se rend à Sens, où il travaille comme chef de piste du karting. En 2009, il s'est porté acquéreur d'une Renault 21 Medallion. Il est alors tombé amoureux de ces Renault fabriquées pour le marché américain avec American Motors Corporation AMC. Des modèles différents. Désormais, il en possède quinze, qui roulent ou sont en cours de restauration. Alpine GTA US Le Car est ma préférée, celle qui m'amuse le plus », lâche-t-il, très fier. Cette Renault 5 de 1978 construite pour les États-Unis est un petit bijou. Vlad répare actuellement son moteur d'origine. En attendant, il lui en a placé un autre sous le capot. Bourses, sites Internet, réseaux sociaux, Vlad a ses astuces pour dénicher les perles. Des voitures qui rouillent parfois au fond d'un garage. En surfant sur la toile, il est un jour tombé sur la plus rare et la plus chère de sa collection, une Alpine GTA US. Seuls 21 exemplaires de ce bolide développant 250 CV sont sortis de l'usine de Dieppe en 1986. C'est un projet inachevé. Aucune n'a finalement été vendue aux États-Unis », explique le jeune homme, qui connaît parfaitement l'histoire des Renault US. Il est d'ailleurs aujourd'hui le responsable de la communication d'un club national qu'il avait rejoint il y a cinq ans Renault Alliance Club Passion. Toujours à la recherche d'une Renault Premier ou d'une Dauphine, Vlad Delbert n'a pas encore réalisé tous ses rêves. Mais de belles carrosseries ont déjà croisé sa route. Et sa passion reste intacte. è Rencards. Vlad Delbert réunit des propriétaires de voitures anciennes ou sportives le 3 e vendredi de chaque mois, dès 21 heures, boulevard du Pont-Neuf, à Sens. Emmanuel
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